Alycamps et Eglise Saint Honorat

Avec celle des Alyscamps, la ville compta jusqu’à cinq nécropoles. Deux d’entre elles, les Alyscamps et Trinquetaille, durent leur célébrité, à partir de la fin du IVe siècle, au martyre de Genest, Saint Arlésien. Puis la réputation du lieu devint de plus en plus prestigieuse si bien que de nombreuses personnes souhaitaient y être enterrées, en particulier les évêques d’Arles. C’est le nom de Saint Honorat, évêque d’Arles entre 426 et 429, qui fut donné à l’église reconstruite au XIIe siècle. A cette époque, la nécropole devint par ailleurs le point de départ du chemin d’Arles vers Saint-Jacques de Compostelle. Cette tradition d’inhumation sur le site des Alyscamps se maintiendra jusqu’à l’époque médiévale.


Alyscamps et Eglise Saint Honorat
Avenue des Alyscamps, 13200 Arles
Tél : 04 90 49 59 05.
Tarif plein/ réduit : 3,50 €/ 2,60 €. Gratuit – 18 ans.
Ouvert tous les jours. Novembre à mars : 9h-17h. Avril et octobre : 9h--18h. Mai à septembre : 9h-19h.


Les Alyscamps

Durant l’Antiquité le monde des morts était séparé du monde des vivants et les nécropoles se trouvaient à l’extérieur des remparts. Les enterrements étaient interdits à l’intérieur des villes. Sous l’influence, entre autres, du christianisme dans les premiers siècles de notre ère, l’habitude d’enterrer les corps dans des cercueils ou des sarcophages remplaça progressivement l’incinération qui disparut au IIIe siècle.

Le cimetière dégage une atmosphère mystérieuse empreinte d’un charme certain. Le chemin longe les sarcophages. L’allée s’élargit ensuite jusqu’aux restes de la nécropole paléochrétienne devant l’église de l'abbaye Saint-Honorat. Au Moyen Âge, ce site comportait de nombreux caveaux (près d’un millier), chapelles et monuments funéraires. De ces constructions peu de vestiges subsistent, ils sont conservées au musée d’Arles Antique. Les plus belles pièces et sculptures furent pillées ou offertes par les seigneurs locaux à leurs visiteurs.


Eglise Saint Honorat

L’histoire de l’église Saint-Honorat n’a pas encore été tout à fait élucidée. L’essentiel de l’église visible de nos jours fut bâtie au XIIe siècle, période à laquelle fut abandonnée la construction par manque de moyens. Elle  devait recevoir une nef à bas-côtés de cinq travées dont une seule, à l’Est, fut construite. La croisée est couverte d’une coupole que surmonte un beau clocher octogonal dont les deux étages sont agrémentés d’un décor d’inspiration antique.

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