Itinéraire de visite de Lyon

L'itinéraire de visite proposé sillonne le centre historique de Lyon à la découverte de ses richesses architecturales et historiques. Il débute et se termine devant l'Office de Tourisme, place Bellecour, sur la presqu’île. Suivez le guide.


Place Bellecour
69002 Lyon

L'immense place Bellecour s'étend sur 6 hectares, ce qui en fait la troisième place de France par ses dimensions après l'esplanade des Quinconces à Bordeaux et la place de la Concorde à Paris. Elle fut aménagée en place d'armes au XVIe siècle. En 1658 Louis XIV fait ériger en son centre une statue équestre à son effigie. Elle sera détruite pendant la Révolution puis reconstruite en bronze en 1825 par Lemot. À ses pieds, les deux statues dessinées par les frères Costou en 1720 représentent la Saône et le Rhône. Louis de Cotte, premier architecte du roi, dessina les façades orientales et occidentales de la place. Elles furent réalisées entre 1807 et 1813.

Le pavillon qui abrite aujourd'hui l'Office de tourisme date de 1852. On trouve également sur la place un petit parc pour les enfants. A côté, vous remarquerez la statue représentant le Petit Prince et Antoine de Saint-Exupéry, réalisée à l’occasion du centenaire de la naissance du célèbre Lyonnais.

Aujourd'hui la place Bellecour et la plus grande place piétonne d'Europe. Elle constitue également le point kilométrique 0 de Lyon, toutes les distances régionales sont comptées à partir d'ici.


Clocher de l’Ancien Hôpital de la Charité
Place Antonin Poncet, 69002 Lyon
Ne se visite pas.

Le clocher faisait partie de l'hôpital de la Charité, créé en 1633. En 1804, le clocher est réalisé pour permettre aux mères en détresse d'y abandonner leur bébé. Le système, anonyme, est très simple : les mamans déposent leur bébé dans un cylindre en bois tournant sur lui-même et tire sur une sonnette  pour avertir les sœurs de l'abandon. Ce système est abandonné en 1843 et l'hôpital, désaffecté, fut détruit en 1934. L'espace dégagé permit de créer la place Antonin Poncet.


Musée du Tissu et des Arts Décoratifs
34 Rue de la Charité, 69002 Lyon
Site internet - Tél : 04 78 38 42 00.
Tarif plein/ réduit : 10 €/ 7,50 €. Gratuit – 12 ans.
Ouvert tous les jours sauf lundi et jours fériés :
Musée des Tissus : 10h-17h30.

Musée des Arts Décoratifs : 10h-17h30.
Expositions temporaires. Pour les enfants : nombreuses activités culturelles et pédagogiques.

Les collections du musée du tissu proviennent essentiellement d'Europe (Sicile, Italie, France) et d'Orient. Les tissus et tapisseries orientales proviennent de Perse, d'Asie Mineure ou de Byzance. Les collections lyonnaises sont également mises à l'honneur.

Le musée des Arts décoratifs présente des soieries tissées par les fabricants de textile de Lyon et sa région. Ce musée très complet présente des porcelaines, des pièces d'orfèvrerie ancienne, une collection d'horloges, de pendules, des pièces d'ébénisterie, des peintures, des tapisseries du Moyen Âge et de la Renaissance. Le musée se veut aussi contemporain, il présente ainsi des pièces modernes d'orfèvrerie.


Basilique Saint Martin d’Ainay
Place d'Ainay, 69002 Lyon
Site internet - Tél : 04 72 40 02 50.
Ouverte tous les jours : 8h30-12h/ 14h30-18h. Fermée le dimanche après-midi.
Visite guidée possible.

La basilique Saint-Martin d'Ainay est l’une des rares églises romanes de la ville. Elle date du XIe siècle. Auparavant, à cet emplacement prenait place, dès le IXe siècle, une église carolingienne dédiée à Saint-Martin et Marie. Au XIIIe siècle, l'abbaye est l'une des plus puissantes du royaume de France, on y développe le culte des martyrs de Lyon. Mais l'église fut grandement endommagée au cours des Guerres de Religion (XVIe siècle). Elle perd son titre d'abbatiale en 1780, puis est utilisée comme grenier à fourrage pendant la Révolution. Laissée à l'abandon, elle est menacée de destruction au début du XIXe siècle mais sera sauvée et finalement rénovée dans un style néo-roman, ce qui transforma grandement l'église d'origine. Elle est élevée au rang de basilique par le pape Pie X en 1905.

Intérieur
Les quatre colonnes qui entourent le chœur datent de l'an 12 av. J.-C., elles proviennent du sanctuaire de Rome et d'Auguste qui se trouvait sur les pentes de la Croix-Rousse (voir "Amphithéâtre des 3 Gaules"). De l'époque romane, elle conserve l'essentiel de sa structure, le clocher-porche surmonté d'une flèche ainsi que ses chapiteaux du XIIe siècle. On retrouve même une architecture pré-romane dans la chapelle Sainte Blandine. De nombreuses mosaïques, peintures et sculptures datent également de cette époque.


Eglise Saint Georges
Quai Fulchiron, 69005 Lyon
Site internet - Tél : 04 72 77 07 90

L'église actuelle, de style néogothique, date de 1844. Elle est l'œuvre de Pierre Bossan. Mais sur l'emplacement de cette église de nombreux édifices se sont succédés au cours des siècles. Le premier dont il est mention était un collège de chanoines fondé en 802. Puis elle est occupée par les chevaliers de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem au XIVe siècle.
Sur la façade est représenté Saint-Georges terrassant le dragon, entouré par Saint Pierre et Saint Jean. L'intérieur et les décorations respectent l'architecture néogothique voulue par Bossan.


Le Gourguillon
Montée du Gourguillon, 69005 Lyon

Cette montée, la plus ancienne du Vieux Lyon, est l'une des plus pittoresques. Semi-piétonne, aux pavés irréguliers, elle relie la place de la Trinité à la place des Minimes qui ouvre sur le quartier de Fourvière.


Fourvière

Fourvière présente deux types d'architecture : antique et religieuse. Ce patrimoine est composé de la basilique de Fourvière, du parc archéologique antique comprenant le théâtre et l'Odéon, du musée gallo-romain, des restes des thermes publics, des jardins du Rosaire et des Hauteurs… Vous y découvrirez un panorama exceptionnel qui domine toute la ville et qui permet de retracer l'évolution urbaine de Lyon.


Théâtres Romains de Fourvière
6 Rue de l'Antiquaille, 69005 Lyon
Tél : 04 72 38 49 30.
Accès gratuit.
Ouverts tous les jours : mi-avril à mi-septembre : 7h-21h. Mi-septembre à mi-avril : 7h-19h.
Accessible aux fauteuils roulants.

Le Théâtre

Le grand théâtre est le plus ancien de France. Il fut construit par l'empereur Auguste en 15 av. J.-C. Il accueillait des spectacles de tragédie ou de comédie. Agrandi sous le règne d'Adrien, sa capacité est portée de 4700 à 10 700 spectateurs. Il comprend trois parties principales, la cavea (les gradins), l’orchestra (espace en forme de demi-cercle situé devant la scène) et la scène. Comme la plupart des théâtres romains, il est adossé à la colline pour sa partie inférieure. La partie supérieure des gradins était supportée par des galeries voûtées en bois puis en pierre. Les spectateurs étaient répartis dans les gradins en fonction de leur statut social. En bas prenaient place les notables et en haut les citoyens plus modestes.

Le mur de scène était somptueusement décoré, il était composé de colonnes, de niches et de statues. Un toit incliné protégeait la scène et rabattait les sons. Le système était complété d’un velum (toile) fixé par des mâts afin de protéger les acteurs et les spectateurs du soleil.

L’Odéon

L'Odéon était dédié à la musique et à la lecture, aux orateurs politiques, philosophiques ou poétiques. Sa construction est postérieure au grand théâtre. Il date du IIe siècle de notre ère. L'Odéon de Fourvière est considéré comme l'un des plus imposants de l'empire romain avec celui de Vienne en Autriche. Conçu sur le même modèle que le théâtre voisin, il est réalisé à flanc de colline et la partie supérieure des gradins est soutenue par des voûtes. Il mesurait 73 m de diamètre et comportait 23 gradins. On y accédait par cinq portes. Aujourd'hui seules les 16 rangées inférieures sont conservées.

La scène de l’Odéon est pavée de dessins géométriques et colorés : losanges, carrés, rectangles, cercles soulignés de bandes. Le pavement fut réalisé avec les plus beaux marbres de l’empire : porphyre vert de Grèce, porphyre rouge et granite d’Egypte, marbre jaune d’Afrique, violet et rouge d’Asie Mineure… La présence de tels matériaux révèle le caractère prestigieux du monument. Elle nous permet d’imaginer le luxe qu’offrait l’édifice.


Musée  Gallo-Romain
17 Rue Cléberg, 69005 Lyon
Site internet - Tél : 04 72 38 49 30.
Tarif plein/ réduit : 7 €/ 4,50 €. Gratuit – 18 ans. Gratuit le jeudi. Gratuit avec la Lyon City Card.
Ouvert du mardi à dimanche : 10h-18h.
Possibilité de visite guidée en 5 langues. Accessibles aux fauteuils roulants.
Brochure de visite en plusieurs langues. Ateliers et animations pour le jeune public. Bibliothèque. Boutique. Librairie.

Le musée archéologique est complémentaire des autres sites archéologiques tels le théâtre antique ou l'Odéon. Le musée retrace l'histoire de Lyon depuis la fin de l'époque préhistorique jusqu'au VIIe siècle après J.-C. Réalisé en 1975, c'est une vraie réussite architecturale que l'on doit à Bernard Zehrfuss. Discret à l'extérieur, il met en valeur les œuvres exposées à l'intérieur.
Son étonnant parcours souterrain est un véritable voyage dans le temps grâce à la richesse de ses collections. Parmi les chefs-d'œuvre du musée, citons en particulier :
La Table Claudienne : discours de l'empereur Claude, gravé dans le bronze (225 kg),
Le sarcophage du triomphe de Bacchus en marbre blanc sculpté,
Le calendrier gaulois gravé dans le bronze, comporte 2000 mots gravés en lettres et chiffres romains,
Les mosaïques abordent des sujets aussi divers que variés de la vie romaine.
Les 17 espaces thématiques abritent également : sculptures, bijoux, céramiques, amphores, armes et outils d'époque gallo-romaine ainsi que des maquettes des monuments tels qu’ils devaient être pendant l'Antiquité.
De nombreuses activités culturelles et parcours ludiques sont proposés à tous les publics tout au long de l'année.


Basilique de Fourvière
8 Esplanade de Fourvière, 69005 Lyon
Site internet - Tél : 04 78 25 86 19.
Ouverte tous les jours : 7h-19h.
Accessible aux fauteuils roulants. Audioguide.
Nombreuses visites guidées : découverte, thématique ou insolite. Visites et jeux adaptés pour les enfants.
Des visites guidées sont organisées tous les jours. Le Trésor de la basilique est exposé au Musée d’Art sacré.

En 1894, la construction de la basilique de Fourvière résonne comme un hommage à plus de 1500 ans de vie spirituelle et culturelle du site. Mais ce projet de construction débute au XVIIe siècle, lorsque la colline prend une nouvelle importance. Alors qu'une épidémie de peste ravage la région, les échevins de la ville font, en 1643, le vœu de monter en pèlerinage chaque année à Fourvière si l'épidémie s'arrête. Le vœu est exaucé. Depuis ce jour Fourvière est un lieu de pèlerinage et chaque année, le 8 septembre, a lieu la bénédiction de la ville, en présence du Maire de Lyon qui remet symboliquement un écu d’or à l’archevêque. La bénédiction est ponctuée par trois coups de canon. La construction de la basilique est entreprise en 1872, à l'issue de la guerre franco-prussienne.

L'architecte Pierre Bossan souhaite un édifice qui exprime la grandeur de la foi tout en s'inspirant de l'art byzantin. L'extérieur est plutôt épuré avec ses quatre tours et ses murailles crénelées qui expriment la foi sans faille en la Vierge Marie. L'intérieur, somptueusement décoré de mosaïques et inondé de lumière, est réalisé à la gloire de la Vierge Marie. Le schéma symbolique exprimé par l’architecte est donc de faire passer le pèlerin de l'ombre à la lumière de la foi. Pierre Bossan réalise ici une œuvre architecturale unique et originale influencée par les styles byzantins, romans et gothiques. Elle sera consacrée en 1896 et érigée en basilique l’année suivante. La basilique mesure 86 m de long sur 35 m de large.

Extérieur

Les quatre tours octogonales crénelées mesurent 48 m de haut. Elles sont ornées des quatre vertus cardinales : la Force, la Justice, la Prudence et la Tempérance. Le fronton triangulaire évoque le vœu des échevins pour obtenir l'arrêt de la peste en 1643. Sur la façade on remarquera en particulier la frise située au-dessus du portail ainsi que David et Goliath et le Jugement de Salomon sur la tour de la Justice, à droite. Depuis cette dernière, après avoir franchi 287 marches on accède à la terrasse Saint-Michel d'où la vue sur la ville et les Alpes est impressionnante. En haut du perron, la porte de bronze accueille une représentation de l'arche de Noé et de l'arche d'Alliance.

Intérieur

Lorsqu'on pénètre dans la basilique on est frappé par la lumière qui nous accompagne et l'or des mosaïques saisit par son éclat puissant. Les mosaïques retracent l'histoire de la Vierge dans l'histoire de France et dans l'histoire de l'Eglise. Toute l'ornementation intérieure est de grande qualité. Les trois nefs, surmontées de trois coupoles et soutenues par 16 colonnes polychromes, impressionnent par leur majestuosité. Les huit chapelles sont richement ornées et présentent une grande diversité artistique. Les six mosaïques murales sont magnifiquement exécutées, on y voit notamment Jeanne d'Arc délivrer Orléans ou encore l'arrivée de Saint Pothin à Lyon. Le sol est également recouvert de mosaïque.
Le grand orgue fut réalisé en 1896 par Michel Merklin.

La Crypte

L'église haute ouvre sur la crypte (ou église basse) par un exceptionnel escalier de marbre rouge. Une première chapelle est ornée d'une vierge à l'Enfant, une seconde est consacrée à Joseph. Cette dernière symbolise l'Ancien Testament. Au-dessus de l'autel trône la statue de Saint Joseph portant l'enfant Jésus. Le pavement qui l'entoure est composé de médaillons illustrant les sept péchés capitaux.


Les chapelles
Place de Fourvière (sur le côté droit de la Basilique), 69005 Lyon

Les premières traces d'une chapelle sur le site remonte à 1168. À cette époque, le chanoine de Saint-Jean, Olivier de Chavannes, fait élever une chapelle dédiée à la vierge Marie. Puis 10 ans plus tard, une deuxième chapelle est créée à l'initiative de l'évêque de Lyon en hommage à l'archevêque Saint Thomas Becket de Cantorbéry qui vient d'être assassiné (elle est située derrière la chapelle de la Vierge). Au fil des siècles les chapelles seront maintes fois détruites et rénovées. Du mobilier de la chapelle de la Vierge, on remarquera en particulier le retable aux deux anges présentant à Dieu la couronne de la Vierge. Au-dessus de l'autel, le vitrail de Bégule représente le vœu des Echevins.
En 1852, le petit clocher de la chapelle de la Vierge est remplacé par la statue monumentale de la Vierge Dorée (5,60m et 3 tonnes) qui se dresse à 56 m du sol. Ce soir-là, les lyonnais décident spontanément de mettre des lampions à leurs fenêtres. Ce geste est à l’origine des illuminations du 8 décembre et de la Fête des Lumières (voir « Agenda »).


Musée d’Art Sacré
8 Place de Fourvière (à droite de la basilique) 69005 Lyon
Site internet - Tél : 04 78 25 13 01.
Ouvert tous les jours, d’avril à décembre : 10h-12h30/ 14h-17h30.
 Fermé le dimanche matin.
Support d'aide à la visite en 5 langues. Expositions temporaires.

Ce musée d'art religieux expose le trésor de Fourvière. Les collections sont composées d'orfèvreries religieuses, de vêtements liturgiques, d'objets de dévotion populaire… Adaptation ludique pour le jeune publique (jeu, livret).


Parc des Hauteurs et Jardin du Rosaire

Le parc des hauteurs relie la basilique de Fourvière au cimetière de Loyasse. Il permet également de gagner le quartier Saint-Jean en descendant par le jardin du Rosaire. Le Parc des Hauteurs est totalement piétonnier et richement végétalisé, il est parsemé d'équipements de loisirs et de jardins à thèmes. Il offre de magnifiques panoramas sur la ville, en particulier depuis la passerelle suspendue "des quatre vents".

Jardin du Rosaire
Accès par l'esplanade de Fourvière ou la montée Saint Barthélémy
Aire de jeux pour les enfants.

Le jardin du Rosaire est un lien entre les quartiers du Vieux Lyon et le quartier de Fourvière. Il fut aménagé en même temps que la réalisation de la basilique pour permettre le passage des processions en l'honneur de la Vierge Marie. Chaque station est marquée au sol par de petites roses de bronze. Le jardin actuel fut réalisé dans les années 1990, il couvre plus de 2 hectares. Il abrite de belles compositions botaniques et plusieurs jardins : jardin des Roses, jardin Chinois, jardin des Couleurs, jardin des Fleurs… Au fond d'une esplanade, une fontaine ornée d'un mascaron en fonte représentant un dauphin et des plantes aquatiques, date de 1730. Cette fontaine se trouvait auparavant place des Terreaux, les habitants venaient y chercher l'eau. Puis elle fut déplacée en 1850 sur l'esplanade de Fourvière avant de prendre place dans le jardin en 1996.


Vieux Lyon

Si la cité romaine de Lugdunum est créée sur la colline de Fourvière il y a deux milles ans, c'est à ses pieds, coincée entre la Saône et Fourvière que se développe la ville dès le Haut Moyen Âge (à partir de l'an 800). Ainsi, le Vieux Lyon, composé des quartiers de Saint-Georges, Saint-Jean et Saint-Paul, offre aux visiteurs un patchwork architectural de près de 2000 ans d'histoire. Des ruelles tortueuses parfois millénaires à son riche patrimoine historique et religieux, une promenade dans le centre historique de Lyon est un ravissement permanent.


Place Saint Jean
69005 Lyon

Cette agréable place est un lieu animé sur laquelle de nombreux événements et festivités sont organisés tout au long de l'année. La fontaine qui trône en son centre fut réalisée dans un style Renaissance par Dardel et Bonassieux. Elle représente un petit temple antique dans lequel Saint Jean baptise Jésus.


Cathédrale Saint Jean
8 Place Saint-Jean, 69005 Lyon
Site internet - Tél : 04 78 42 11 04
Ouverte tous les jours : lundi à vendredi : 8h15-19h45, samedi : 8h15-19h, dimanche : 8h-19h.
Accessible aux fauteuils roulants. Visites guidées possibles.

La cathédrale Saint-Jean fut construite à partir du XIIe siècle pour être achevée trois siècles plus tard. Le chantier utilise d'ailleurs des blocs de pierre provenant des édifices romains des environs. À l'intérieur de la cathédrale, la chronologie et les styles architecturaux se dévoilent aux visiteurs. Le mariage entre les styles roman et gothique témoigne de cette longue construction. Les parties orientales sont romanes : l’abside, le chœur, les murs des chapelles absidiales, les parties basses du chevet et du transept, les deux tours orientales et les quatre premières travées de la nef sont du XIIe siècle. Le style gothique (il apparaît dans la seconde moitié du XIIIe siècle) se devine sur les voûtes du chevet, les verrières du chœur, les dernières travées de la nef et la façade occidentale, achevée au début du XIVe siècle. Le clocher, les deux rosaces du transept et la rosace de la façade ne sont achevés qu'à la fin du XIVe siècle. Les tours de la façade sont de la fin du XVe siècle.
En 1562, en pleine Guerres de Religion, la cathédrale est largement endommagée, notamment sa statuaire.

La cathédrale est en vours de rénovation jusqu'en 2018.

Lieu d’histoire
Cette cathédrale est aussi appelée primatiale. Elle doit cette distinction de "primatiale des gaules" au pape Grégoire VII en mémoire des martyrs de la première église fondée à Lyon par saint Pothin vers 160 après J.-C. c'est un lieu chargé d'histoire qui a notamment accueilli la dépouille de Louis IX (1271), le couronnement du pape Jean XXII (1316) et le mariage royal d'Henri IV avec Marie de Médicis en 1600.

La façade
Les trois portails de la façade sont encadrés par 280 médaillons relatant des scènes bibliques de l'Ancien et du Nouveau Testament.

L'intérieur
Les rosaces du transept illustrent des scènes de l'Ancien et du Nouveau Testament. La magnifique rosace de la façade (8 m de diamètre) relate la vie de saint Jean-Baptiste et de Saint-Étienne autour de l'histoire de l'agneau pascal.

L'horloge astronomique
L'horloge astronomique fut réalisée au XIVe siècle. Son mécanisme, sa décoration et son mouvement ont été remaniés au cours des siècles. Ses automates s’activent quatre fois par jour à 12h, 14h, 15h et 16h pour indiquer la date, la position du soleil, de la lune et de la Terre.


La Manécanterie, Musée du Trésor de la Cathédrale
Place Saint Jean (entrée dans la cathédrale, à droite), 69005 Lyon
Tél : 04 78 92 82 29.
Visites du mardi au samedi : 9h30-12h/ 14h-18h.

Une manécanterie est d'abord un chœur vocal de garçons rattachés à une paroisse mais au XVIe siècle, les manécanteries deviennent de véritables écoles prestigieuses où l'enseignement musical est associé à l'enseignement religieux. Ces écoles forment aux postes les plus importants de l'Eglise.

La façade, de style roman, date du XIe siècle. A cette époque le bâtiment sert de réfectoire aux chanoines de Saint-Jean, ce n'est qu'au XVIIIe siècle qu'elle devient une réelle manécanterie. Entre-temps le bâtiment est largement remanié et transformé.

C'est dans ces murs que prend place à partir de 1930 le Trésor de la cathédrale. Créé à partir d'objets liturgiques, livres anciens et orfèvrerie, il est en fait reconstitué au XIXe siècle car le Trésor d'origine a totalement disparu.


Le Palais Saint Jean
Place Saint Jean, 69005 Lyon
Ne se visite pas.

Le palais Saint-Jean est un ancien archevêché qui dévoile une architecture gothique. Il abrite aujourd'hui une bibliothèque.


Jardin Archéologique
Situé au nord de la cathédrale Saint Jean.
Accès libre, ouvert tous les jours, 24h/24.

C'est lors de fouilles archéologiques effectuées au début des années 1970 que sont découverts des vestiges de différentes époques, du Ier siècle au XVIe siècle. La ville de Lyon décide alors d'acheter les terrains sur lesquels ces découvertes ont eu lieu pour les exposer au public. Il s'agit du groupe épiscopal primitif de la ville composé de trois églises : Saint-Jean, Saint-Étienne et Sainte-Croix. Sont ainsi clairement identifiés : le baptistère, la salle de l'évêque et l'église Saint Jean-Baptiste. On y trouve également des vestiges plus anciens datant de l'Antiquité mais, situés sous les édifices médiévaux, ils n'ont pu être totalement dégagés.


Palais de Justice
Rue du Palais de Justice, 69005 Lyon
Tél : 04 72 77 30 30.
Ne se visite pas librement mais visite guidée possible.

Le palais de Justice présente une magnifique architecture néo-classique composée de 24 colonnes corinthiennes en façade, côté fleuve. Il date de 1847. À l'intérieur, la salle des pas perdus est exceptionnelle par son volume sous voûte qui culmine à 17 m de haut. Il abrite aujourd'hui la Cour d'assises du Rhône ainsi que la Cour d'appel de Lyon. Les autres tribunaux furent transférés en 1995 dans un nouveau palais de justice.


Musée Miniature et des décors de cinéma

60 Rue Saint Jean, 69005 Lyon
Site internet - Tél : 04 72 00 24 77.
Tarif plein/ réduit : 9 €/ 6,50 €/ 4 à 15 ans : 6,50 €. Gratuit – 4 ans. Gratuit avec la Lyon City Card.
Ouvert tous les jours : lundi à vendredi : 10h-18h30, samedi et dimanche : 10h-19h.

Ce musée original et unique, fondé par Dan Olhmann, prend place dans "la Maison des Avocats", belle bâtisse du XVIe siècle.
Les miniatures
Il présente une centaine de reproductions de scènes de la vie quotidiennes miniaturisées par des artistes internationaux au rendu hyperréaliste.
Les décors de cinéma
La deuxième partie du musée explique les techniques des effets spéciaux du cinéma. Le parcours, illustré par 300 objets de tournage, vous révèle les secrets des studios de cinéma actuel et rend hommage au talent de ces artistes.
Artisans d’art
Ce musée est aussi un lieu vivant, au 3e étage des artistes travaillent quotidiennement à la création de miniatures ou la restauration d'objets de cinéma.


Rue Saint Jean
69005 Lyon

Incontournable lors de votre visite, elle bordée de maisons médiévales qui abritent au rez-de-chaussée des boutiques et restaurants. Mais elle est surtout percée de nombreuses traboules (n°27, 40, 54) et de belles cours intérieures (n°18, 26, 28, 33, 42, 50, 58).


Rue du Bœuf
69005 Lyon

Parallèle à la rue Saint jean, elle est sans doute l'une des plus anciennes et pittoresques rues du Vieux Lyon. Elle est bordée de riches demeures et s'ouvre à flanc de colline sur des jardins en terrasses. La tranquillité de la rue piétonne permet de prendre le temps de scruter les façades et leurs petits trésors architecturaux ou artistiques. Au n°16, dans la cour, derrière la façade de cette maison du XVIIe siècle, la Tour Rose, symbole du quartier, est exceptionnelle par ses dimensions et sa hauteur. Au n° 27, une longue traboule traverse quatre maisons pour retomber sur la rue Saint-Jean. Une autre, au n°7, relie les deux rues.


Place du Gouvernement
69005 Lyon

Située au bout de la rue Saint-Jean, la place doit son nom aux gouverneurs du Lyonnais qui y possédaient un hôtel particulier du XVe au XVIIIe siècle mais qui fut démoli au siècle suivant. Les bâtiments de la place sont tous érigés sur quatre niveaux mais présentent chacun des spécificités. Au n°2, l'hôtel du gouvernement (XVe siècle) est remarquable pour la finesse de ses fenêtres. Ce bâtiment abritait en fait l'hostellerie de Saint Christophe qui accueillait les voyageurs. L'édifice a conservé quelques éléments de décor gothique. On peut ici passer par une belle traboule traversant deux cours pour ressortir sur le quai Romain Rolland.


Musées Gadagne (en famille)
1 Place du Petit Collège, 69005 Lyon
Site internet - Tél : 04 78 42 03 61
Tarif plein/ réduit un musée: 6 €/ 4 €. Gratuit – 26 ans.
Tarif plein/ réduit deux musées : 9 €/ 6 €. Gratuit – 26 ans. Gratuits avec la Lyon City Card.
Ouvert du mercredi au dimanche : 11h-18h30.
Audioguides gratuits et des dispositifs multimédia. Ateliers pédagogiques et spectacles pour les enfants et les adultes. Visites guidées possibles.
Accessibles aux fauteuils roulants. Bar. Boutique. Restauration.

Ce magnifique hôtel particulier Renaissance abrite deux musées : le musée de l'histoire de Lyon et le musée des marionnettes du monde. Il doit son nom à la famille Gadagne, propriétaire du bâtiment au XVIe siècle.

Musée d'histoire de Lyon
Il s'agit d'une introduction idéale à l'histoire de la ville pour les nouveaux visiteurs. Les 30 salles d'exposition ouvertes au public regroupent quelque 80 000 objets parcourant 20 siècles d'histoire. La visite débute par le "musée de l'œuvre" qui évoque l'histoire de ce magnifique édifice Renaissance, avant de suivre un déroulé chronologique, de l’Antiquité à nos jours.

Musée des marionnettes du monde
Unique musée de France consacré à cet art vivant, il est composé de plus de 2 000 marionnettes.


Loge ou Temple du Change
2 Rue de la Loge, 69005 Lyon
Site internet

Au cours de la période Renaissance (XVIe siècle), Lyon est la première place financière d'Europe. Les changeurs occupent même le quartier depuis le XIIIe siècle mais ce n'est qu'à partir de 1653 qu'une première "Loge des Changes" fut construite. Devenue trop petite, elle est agrandie en 1750. Elle conservera cette fonction jusqu'à la Révolution. Par la suite le bâtiment est confié à la communauté protestante de la ville. L'ancienne "Loge du Change" devient alors le Temple du Change, voué au culte protestant. C'est ici qu'eut lieu, en 1938, la fusion des quatre Eglises protestantes, qui permit la création de l'Eglise Réformée de France.

Le bâtiment actuel n'a pratiquement pas changé depuis son agrandissement. Le premier niveau comporte cinq travées régulières ordonnées par des piliers doriques. Le second niveau, ajouté en 1750, est composé de baies alternant avec 12 colonnes ioniques. Tout en haut de la façade trônent deux horloges. Celle de droite est d'époque. Celle de gauche, plus surprenante, fut réalisée récemment sur les plans d’époque (mais qui n’avait jamais été achevée), elle représente l'horloge idéale indiquant les jours, les mois et les années.


La rue de la Juiverie
69005 Lyon

Comme son nom l'indique, la rue de la juiverie était essentiellement habitée par des juifs au cours des XIIIe et XIVe siècle. Le nom est resté. Par la suite, la rue est modernisée et enjolivée. Des notables et de riches marchands s'y installent et construisent de belles maisons Renaissance sur des fondations plus anciennes. Elle fait partie des quelques rues dont la visite est incontournable au même titre que la rue du Bœuf ou la rue Saint Jean pour son exceptionnel patrimoine Renaissance.

Au n°4 : l'hôtel Paterin, aussi appelée maison Henri IV grâce au buste sculpté dans la cour, visible si la porte est ouverte. Belle architecture de l'ensemble.
N°8 : la maison Bullioud, composée de sept corps de bâtiments et de deux cours, était la demeure du général des finances de Bretagne en 1536. Elle porte aujourd'hui son nom. Si la porte est ouverte, vous remarquerez la très belle galerie couverte que l'on doit à l'architecte lyonnais Philibert de l'Orme.
N°23 : la maison Dugas date du XVIIe siècle. Sa façade, qui comporte cinq niveaux, présente un style classique typiquement florentin.


Eglise Saint Paul
3 Place Gerson, 69005 Lyon

Tél : 04 78 69 89 14.

La première église de Saint Paul fut construite aux alentours de 549 pour y fonder un monastère. Au cours des XIe et XIIe siècles, elle est reconstruite et devient une église paroissiale. Quelques témoins architecturaux subsistent de cette époque : la tour-lanterne, l'abside, le chœur, la croisée du transept et une partie de la nef. Au siècle suivant, le clocher est reconstruit puis des ajouts de style gothique commencent à apparaître comme l'essentiel de la nef ou les voûtes d'ogives. Les chapelles latérales sont ajoutées au XVe siècle. Au cours des siècles suivants l'église se détériore. Après la Révolution elle est utilisée comme magasin de salpêtre avant d'être rendue au culte et de connaître d'importantes rénovations au XIXe siècle. On remarquera en particulier les modifications apportées au portail néogothique de 1877. Au tympan est représenté la conversion de Saint Paul sur le chemin de Damas.


Croix Rousse

Les Lyonnais ont l'habitude de dire que si Fourvière est la colline où l'on prie, la Croix-Rousse est la colline où l’on travaille. Le quartier de la Croix-Rousse prolonge la presqu'île vers le nord, entre Saône et Rhône, des pentes de la Croix-Rousse au plateau du même nom qui délimite le périmètre classé au patrimoine mondial au nord. Le nom du quartier proviendrait d'une croix érigée en 1560 dans les tons jaune violacé ou rousse.


Le mur peint La Fresque des Lyonnais
Angle quai Saint Vincent - Rue de la Martinière, 69001 Lyon

Cette façade peinte sur 800 m2 représente 30 personnages lyonnais célèbres évoquant l'histoire, l'humanisme, les technologies et la recherche : l'empereur Claude, Pauline Jaricot, l'abbé Pierre, Paul Bocuse, Saint Exupéry, Jacquard, Claude Bernard, les frères Lumière, Ampère, Marcel Mérieux, ...


Amphithéâtre des Trois Gaules
Rue Lucien Sportisse, 69001 Lyon

Au moment de la construction de cet amphithéâtre, en 19 après J.-C., un oppidum gaulois nommé Condate existait à proximité mais on était bien loin de Lugdunum, la cité romaine de Fourvière. Sous le règne d'Adrien, au siècle suivant, l'amphithéâtre est agrandi pouvant ainsi accueillir près de 20 000 personnes pour assister aux spectacles et jeux du cirque. Tous les ans, les 60 nations gauloises s'y réunissaient pour renouveler leur serment d'allégeance à Rome. Saint Pothin, premier évêque de Lyon et pionnier dans la diffusion des idées chrétiennes à cette époque, périt en martyr dans cet amphithéâtre avec 47 autres personnes. Les quelques vestiges qui subsistent encore aujourd'hui (murs de soutènement) sont intégrés au Jardin des Plantes.


Montée de la Grande Côte
69001 Lyon

La montée de la Grande Côte est l'une des premières zones peuplées de la Croix-Rousse, dès le XVIe siècle. Quelques façades de la rue présentent des fenêtres à meneaux, typiques de cette période. A part quelques communautés religieuses qui investissent la colline, le reste du quartier sera essentiellement urbanisé à partir du XVIIIe siècle. A la fin de ce siècle, le quartier compte déjà plus de 700 métiers à tisser et la montée de la Grande Côte, appelée à l'époque Grand'Côte, est alors un axe de passage incontournable pour les ouvriers de la soie en route vers le quartier des négociants (les Capucins). En haut de la montée, on jouit d'un beau panorama sur la ville depuis l'esplanade et les jardins aménagés à la fin du XXe siècle. Aujourd'hui la rue est piétonne pour le plus grand plaisir des visiteurs qui peuvent ainsi flâner le long des boutiques d'artisanat d'art et de création ou faire une pause dans les nombreux cafés et restaurants qui ouvrent sur la rue. Attention : on tombe facilement sous le charme de la rue et du quartier.


La Cour des Voraces
9 Place Colbert, 69004 Lyon

On accède à la cour des Voraces par l'immeuble du n°9 place Colbert, construit en 1840. Au rez-de-chaussée prenait place un atelier de canuts regroupés en mutuelle, surnommés les Voraces.

Il semble que ce soit depuis cette cour que s'est organisée la révolte des canuts de 1848-1849, la plus importante des révoltes au XIXe siècle. Une plaque commémorative indique que « Dans la cour des Voraces, ruche du travail de la soie, les canuts luttaient pour leurs conditions de vie et leur dignité ». À elle seule cette cour symbolise l'histoire du quartier, de ses métiers et de ses habitants.

C'est sans aucun doute la traboule la plus connue du quartier et la plus belle avec sa cour et son escalier monumental. Cette traboule débouche sur la montée Saint-Sébastien au n°14 bis ou bien sur la rue Imbert-Colomès au n°29.

On trouve également une deuxième traboule à proximité immédiate au n°20 de la rue Imbert-Colomès qui ressort au n°55 rue des Tables Claudiennes. Cette traboule se situe dans la continuité de la précédente. En empruntant l'escalier de pierre on débouche sur une petite cour avant de rejoindre la rue des Tables Claudiennes.


Eglise Saint Polycarpe
25 Rue René Leynaud, 69001 Lyon
Tél : 04 78 39 01 06.
Visites les mardis, mercredis et vendredis matins.

L'église Saint Polycarpe (XVIIe siècle) est surprenante, elle est la fois creusée dans la colline et enserrée par les habitations. De l'extérieur on ne remarque que sa monumentale façade (XVIIIe siècle) surmontée d'un fronton triangulaire. Au début du XIXe siècle l'église fut agrandie, le transept, la coupole et le chœur datent de cette époque. Le joyau de l'église réside dans son orgue, exécuté par le Lyonnais Augustin Zeiger en 1841.


La Presqu'île

Fruit de l'expansion de la ville à partir de la seconde partie du Moyen Âge, le quartier de la Presqu'Ile fait partie intégrante de l'aire classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Le quartier présente une magnifique architecture du XVIIIe et XIXe siècle, époque de son apogée. Le quartier est alors le centre administratif et commercial de la ville.


Place des Terreaux
69001 Lyon

Pendant l'Antiquité, l'emplacement de l'actuel quartier était un terrain boueux composé de fossés, le nom est resté, terreau signifiant boue ou terre de remblai. Au XIVe siècle, le quartier des Terreaux est déjà un petit bourg fortifié. La place est construite en 1625, on y assistait aux exécutions publiques et elle accueillait un marché aux porcs. À cette époque le quartier est populaire, la vie quotidienne est rythmée par les marchés. À partir du XVIIIe siècle le quartier connaît de nombreux aménagements et la place devient le centre de la vie administrative et économique. L'ancienne abbaye Saint-Pierre, fondée au VIIe siècle, est agrandie et devient le palais Saint-Pierre. Le musée des Beaux-Arts s'y installe à partir de 1803. La Fontaine Bartholdi qui trône en son centre date de 1892.

Fontaine Bartholdi
Place des Terreaux, 69001 Lyon

En 1888, Bartholdi crée le "Char de la Liberté". Cette fontaine était à l’origine destinée à la ville de Bordeaux. Mais l'ayant trouvé trop chère, c'est la ville de Lyon qui l’achète en 1889. Elle représente la France sur son char tiré par quatre chevaux qui représentent les fleuves français. Son auteur, Frédéric Bartholdi, est également à l'origine de la Statue de la Liberté de New York.

Hôtel de Ville
Place de la Comédie (entrée) et place des Terreaux (façade),  69001 Lyon
Visites organisées par l'Office du tourisme.

Construit une première fois au milieu du XVIIe siècle par Simon Maupin (architecte de la ville), l'Hôtel de Ville fut ravagé par un incendie en 1674. Il fut reconstruit par Jules Hardouin Mansart (architecte du roi) en 1703. La place des Terreaux devient le centre administratif de la cité. Auparavant, l'Hôtel de Ville occupait l'actuel immeuble du musée de l'imprimerie, rue de la Poulaillerie. Le bâtiment est endommagé au cours de la Révolution, il sert alors de tribunal révolutionnaire. Ce n'est qu'à partir de 1827 que la reconstruction de la façade est entreprise. La sculpture équestre d'Henri IV qui domine la façade date de cette époque, elle remplace la statue de Louis XIV détruite pendant la Révolution. L'édifice s'organise autour de deux cours, dont l'une est surélevée, et de quatre pavillons d'angle avec un beffroi enserrant la cour d'honneur. L'intérieur du bâtiment est exceptionnellement orné. On doit ces magnifiques décors peints de style baroque réalisés vers 1655 à Thomas Blanchet.

Musée des Beaux-Arts
20 Place des Terreaux, 69001 Lyon
Site internet - Tél : 04 72 10 17 40.
Tarif plein/ réduit : 8 €/ 4 €. Gratuit – 26 ans. Gratuit avec la Lyon City Card.
Ouvert tous les jours sauf le mardi : 10h-18h. Le vendredi à partir de 10h30.
Accessibles aux fauteuils roulants. Bibliothèque. Médiathèque. Salon de thé-restaurant.

Situé dans l'ancienne abbaye royale du XVIIe siècle, le musée des Beaux-Arts de Lyon est exceptionnel. C'est tout simplement le plus important de France après le Louvre. Ses importantes collections sont réparties dans 70 salles, sur plus de 7000 m². Il accueille des œuvres d'art de l'Antiquité égyptienne à l'Art moderne. Il présente en particulier l'une des plus importantes collections d'œuvres d'art d'Europe, qu'il s'agisse de sculptures, de peinture, d'objets d'art…

On citera en particulier le département des Antiquités qui retracent 3000 ans d'histoire des grandes civilisations du bassin méditerranéen, le département des objets d'art et des sculptures qui rassemble des œuvres du Moyen Âge à la période Art Déco (début XXe siècle), le médailler qui regroupe une imposante collection de plus de 50 000 monnaies et médailles, ainsi que les collections de peintures européennes du XIVe siècle à nos jours.
Pour les enfants : ateliers, animations et activités culturelles.


Opéra de Lyon
Place de la Comédie, 69001 Lyon
Site internet - Tél : 04 69 85 54 54.
Visites guidées possibles sur demande. Accessible en fauteuil roulant.

Un premier bâtiment est construit en 1756 par Jacques Germain Soufflot. Il s'agissait alors du Grand théâtre.  Détruit par un incendie, il est reconstruit en 1831 et prend alors le nom d'Opéra. Mais il ne s'agit pas alors de l'Opéra National actuel qui lui, fut reconstruit dans les murs du premier opéra en 1993. Du XIXe siècle il ne conserve que les quatre façades. L'intérieur est totalement reconçu pour en tripler la surface sur plusieurs niveaux.
Sur la façade sont installées huit muses, filles de Zeus, en 1862.


Rue de la République
69001 et 69002 Lyon

La rue de la République fut percée en 1868 pour relier la place Bellecour à la place Louis Pradel et l’Hôtel de Ville. Le long de cet itinéraire de plus d'un kilomètre furent également créés deux places : la place de la République et la place des Cordeliers. Un fait historique majeur se produisit dans cette rue en 1894 : le président de la République Sadi Carnot y est assassiné au niveau de la place des Cordeliers.
On peut admirer les façades typiques du XIXe siècle de style Haussmannien. La partie sud de la rue est piétonne.


Musée de l’Imprimerie et de la communication graphique
13 rue de la Poulaillerie, 69002 Lyon
Site internet - Tél : 04 78 37 65 98.
Tarif plein/ réduit : 6 €/ 4 €.
Ouvert du mercredi au dimanche : 10h30-18h. Fermé les lundi, mardi et jours fériés.
Expositions temporaires.


C'est dans l'ancien Hôtel de la Couronne du XVe siècle que se tenait le premier Hôtel de Ville de Lyon avant de déménager place des Terreaux. Le musée vous fait revivre l'histoire du livre, de l'imprimerie et des techniques graphiques depuis Gutenberg. Ses collections sont parmi les plus riches des musées européens spécialisés dans ce domaine. On doit l'essentiel des collections à l'imprimeur Maurice Audin.

Le musée s'organise autour de quatre salles consacrées à l'histoire de l'illustration imprimée. On y trouve également, outre les documents imprimés, des objets et des machines d'époque replacés dans leur contexte et leur usage.


Eglise Saint Nizier
Place Saint Nizier, 69002 Lyon
Site internet - Tél : 04 72 41 18 05.
Ouverte tous les jours sauf le lundi : mardi à vendredi : 9h-19h30, samedi et dimanche : 10h-18h.
Accessible aux fauteuils roulants.

L'église Saint Nizier porte le nom de l'évêque qui y fut inhumé en 579. Détruite par la suite, elle est reconstruite au XIVe et XVe siècles dans un style gothique flamboyant. Le portail est réalisé au siècle suivant dans un style Renaissance.

À voir : la crypte ornée de mosaïques du XIXe siècle, la chapelle de Notre-Dame de Grâce (statue de la Vierge à l'Enfant de Coysevox), la chapelle Saint François de Sales et le tableau représentant l'évêque Saint Nizier (1813).


Rue Mercière

69002 Lyon

Le nom de la rue mercière provient étymologiquement du mot marchand. C'est donc une rue de commerçants qui existe déjà au premier millénaire et qui fut, pendant le Moyen Âge, le principal axe de communication de la presqu'île. Au XVIe siècle elle est la rue des imprimeurs. Les somptueuses façades de style Renaissance datent de cet âge d’or. Au milieu du XXe siècle, la rue est modifiée dans le cadre d'un réaménagement urbain. Elle devient piétonne dans les années 1980 et accueille aujourd'hui, dans une ambiance conviviale et festive, de très nombreux restaurants dont de nombreux bouchons lyonnais.


Place des Jacobins
69002 Lyon

La place des Jacobins est créée en 1557 à l'emplacement du cimetière des Jacobins. Elle était alors bordée d'un couvent et d'une église détruite en 1808. Après avoir changé plusieurs fois de nom, elle rend hommage à ces prêcheurs de l'ordre de Saint-Dominique.

La fontaine
La fontaine fut réalisée en décembre 1885 par Gaspard André (1840-1896) à qui nous devons également le théâtre des Célestins. En marbre blanc, elle représente Philibert Delorme ou de l'Orme, Guillaume Coustou, Gérard Audran et Hippolyte Flandrin.


Place des Célestins
69002 Lyon

Les premières traces de cette place bien agréable datent du XIIe siècle lorsque les Templiers y avaient une commanderie. Lorsqu'ils en furent chassés, les Célestins y établirent un monastère de 1407 à 1778, date de sa démolition. À cet emplacement laissé vacant, fut érigé le théâtre des Célestins, l'un des plus anciens de France.

Théâtre des Célestins
Place des Célestins, 69002 Lyon
Site internet - Tél : 04 72 77 40 00.
Pour visiter le théâtre, contactez l’Office de tourisme au 04 72 77 69 69. Accessible en fauteuil roulant.

La première représentation d'art dramatique au théâtre des Célestins date du 6 avril 1792. Le bâtiment sera toutefois  reconstruit au cours du XIXe siècle. On doit l'édifice actuel à l'architecte Gaspard André, qui réalisa ce théâtre dans un style typiquement italien avec ses galeries en fer à cheval et ses couleurs rouge et or.

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