Itinéraire de visite de Paris

L'itinéraire de visite proposé longe la Seine, coeur de l'aire classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Il débute devant l'emblématique Tour Eiffel, dans le 7e arrondissement,. Il se poursuit le long des quais de la rive gauche dans le 6e. Après avoir traversé les îles (de la Cité et Saint Louis), il traverse la Seine au niveau du pont de Sully qui délimite le périmètre du site "Paris - Rives de la Seine" à l'est, pour revenir rive droite par le 4e puis le 1er arrondissement. Enfin, il s'achève par les 8e et 16e, de la place de la Concorde jusqu'au Trocadéro. Face à la Tour Eiffel, c'est la limite occidentale du site classé. Plusieurs jours peuvent être nécessaires en fonction de vos centres d'intérêts. Vous pouvez le parcourir à pied, en bateau , en Vélib', en bus ou en métro. Reportez-vous à la section "se déplacer". Bonne visite.

7e Arr.

Dans cet arrondissement, vitrine du Paris monumental, les édifices historiques sont plus somptueux les uns que les autres. Ils vous feront voyager dans l'histoire de France et de Paris du XVIIIe au XXe siècle avec, en apothéose, la Dame de Fer. Vous y découvrirez également des musées aux collections majeures.


La Tour Eiffel
Parc du Champs de Mars, 75007 Paris
Site internet - Tél : 08 92 70 12 39.
Métro : Bir Hakeim.
Tarifs
2e étage par l’escalier : 7 €/ 12 -24 ans : 5 €/ 4 -11 ans : 3 €. Gratuit – 4 ans.
2e étage par l’ascenseur : 11 €/ 12 -24 ans : 8,50 €/ 4 – 11 ans : 4 €. Gratuit – 4 ans.

Ouverte tous les jours. Du 15 juin à septembre : 9h-minuit. Le reste de l’année : 9h30-23h.
Visite guidée “les coulisses de la Tour Eiffel”.
Site labélisé "Tourisme et Handicap". Accessibilité des personnes à mobilité réduite jusqu’au 2e étage. Pour les personnes atteintes d’handicap auditif, des boucles magnétiques sont disponibles en caisses.

Emblème de Paris et de la France, celle qu'on surnomme La Dame de Fer doit son nom à son concepteur et architecte Gustave Eiffel. Construite en 1887 pour représenter le fleuron de l'exposition universelle de 1889, son destin devait être temporaire, mais finalement 120 ans plus tard elle domine toujours Paris et demeure le symbole mondial du romantisme parisien. On vient du monde entier pour s'y faire photographier de jour comme de nuit, lorsqu'elle se pare de 1000 feux.

Sa réalisation fut un défi technique hors du commun, érigée en à peine plus de deux ans, elle représente l'apogée de l'architecture métallique de l’ère industrielle. Source d'inspiration infinie pour les artistes elle demeure le monument payant le plus visité au monde. Le buste de Gustave Eiffel, sculpté par Bourdelle en 1929, prend place au pied du pilier nord.


La tour Eiffel en chiffres
Hauteur : 324 mètres (avec antennes).
Poids : 7 300 tonnes pour la charpente métallique, 10 000 tonnes au total.
Éclairage : 336 projecteurs.
Nombre de marches par l’escalier Est jusqu’au sommet : 1665 marches.


Gustave Eiffel

Né en 1832 à Dijon. Ingénieur de formation, Eiffel fonde en 1864 son entreprise spécialisée dans les charpentes métalliques. La Tour sera la dernière réalisation de ce génie. Elle marque le couronnement de sa carrière et révèle son génie créateur. Mais Gustave Eiffel ne nous a pas légué qu'elle, parmi les œuvres les plus spectaculaires qu'il a réalisées il y a la structure métallique de la Statue de la Liberté à New York mais également de nombreuses œuvres visibles un peu partout en Europe comme le viaduc de Porto au Portugal, la gare de Pest en Hongrie ou encore la coupole de l'observatoire de Nice. Il consacrera les dernières années de sa vie à des activités de recherches expérimentales. Il meurt en 1923.


Visite de la Tour

Deux possibilités s'offrent à vous pour visiter le monument. Il est possible de gravir les 704 marches jusqu'au deuxième étage à pied, ce qui permet de découvrir au plus près la structure métallique. Si vous ne vous en sentez pas le courage, des ascenseurs sont là pour vous transporter dans les étages.
A tous les étages, nombreux choix de restauration : du snack au restaurant gastronomique "Le Jules Verne", voir "Dormir / Manger".
1er étage : Le musée retrace l'histoire de la tour.
2e étage : Vue sur Paris
3e étage : Reconstitution du bureau de Gustave Eiffel. Magnifique panorama embrassant l’ensemble de la ville. Saisissant ! En particulier de nuit.

En famille
Pour connaître l’histoire et les mystères de la tour Eiffel de façon ludique, suivez Gus, la mascotte, le long d’un parcours fait d'enquêtes et de questions pour les 6-10 ans. Livret de jeu à retirer au Cineiffel au 1er étage ou à télécharger sur le site internet de la Tour.


Parc du Champs de Mars
Métro : Bir Hakeim.

Le Champ-de-Mars, du nom du dieu romain de la guerre, façonné en 1780, évoque bien la fonction militaire de cette esplanade qui servait autrefois de champ d'exercice pour les cadets de l'Ecole Militaire. Le parc est orné de lacs et de bassins, de nombreux oiseaux y ont élu résidence (dont la chouette hulotte). On peut aussi admirer la très belle perspective vers la tour Eiffel.


Ecole Militaire (ne se visite pas)
1 Place Joffre, 75007 Paris
Métro : Ecole Militaire.

C'est Louis XV qui fonde cette institution en 1748 dans cet imposant bâtiment. L’école forme alors les futurs officiers de l'armée royale. Un certain Napoléon Bonaparte y fit ses classes. Depuis sa création et jusqu'à aujourd'hui la mission est toujours restée la même.


Dans les environs
Siège de l’UNESCO


Musée du Quai Branly
37 Quai Branly
, 75007 Paris

Site internet - Tél : 01 56 61 70 00.
Métro : pont de l’Alma.
Tarifs des collections : tarif plein/ réduit : 9 €/ 7 €. Gratuit – 26 ans pour les ressortissants de l'UE ou - 18 ans pour les ressortissants hors UE, et le 1er dimanche de chaque mois pour tous. Billet jumelé musée + expositions temporaires : tarif plein/ réduit : 11 €/ 9 €. Gratuit – 18 ans.
Ouverture : tous les jours excepté le lundi. Mardi, mercredi et dimanche : 11h-19h. Jeudi, vendredi et samedi : 11h-21h.
Visite guidée possible. Audioguides à la location, également disponibles pour les malvoyants et malentendants (LSF). Prêt fauteuil roulant.
Nombreuses activités pédagogiques pour enfants et adultes. Restauration. Boutique. Librairie.

Ouvert en 2006, le bâtiment est l'œuvre de Jean Nouvel. Sa structure en forme de pont métallique rappelle la tour Eiffel. D’un point de vue architectural on admirera le magnifique mur végétal conçu par Patrick Blanc qui fait face à la Seine sur plus de 800 m² ainsi que le jardin dessiné par l'architecte paysagiste Gilles Clément, véritable havre de paix est parfait pour une pause au cours de la visite du musée.

Le musée est dédié aux arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques (centrale et du sud). Il expose environ 3 500 objets (1% de la collection totale !). Les collections exposées sont régulièrement renouvelées. D'une exceptionnelle richesse, il est complété de secteurs thématiques abordant les différents patrimoines culturels ou les questions existentielles exprimées par les différentes civilisations.

Le musée du quai Branly vous ouvre les portes du monde et de ses cultures, si différentes et si riches. Il invite tout simplement à la réflexion et aide à la compréhension de l’autre. Il présente également, de grandes expositions temporaires internationales.


Pont de l'Alma
Il relie la place de la Résistance à la place de l’Alma

Ce pont, aujourd'hui célèbre depuis le décès de la princesse Diana d'Angleterre, fut construit sous Napoléon III pour célébrer sa victoire en Crimée de 1854. On remarquera en particulier la statue du zouave qui mesure les crues de la Seine ainsi que la copie conforme de la Flamme de la Liberté offerte par les États-Unis en remerciement pour la restauration de la statue New-Yorkaise.


Les égouts de Paris
Pont de l'Alma, face au 93 Quai d'Orsay, 75007 Paris
Tél : 01 53 68 27 81.
Métro : Alma Marceau.
Tarif plein/ réduit : 4,40 €/ 3,60 €. Gratuit – 6 ans.
Ouverts de samedi à mercredi. D'octobre à avril : 11h-17h. De mai à septembre : 11h-18h.
Ce parcours guidé de quelques centaines de mètres au cœur des entrailles de Paris vous fera découvrir de façon insolite l’histoire de la ville, de ses origines à nos jours.


Pont des Invalides
Il relie le Boulevard de la Tour Maubourg et l'Avenue Franklin Roosevelt.

Un premier pont est construit à cet emplacement en 1829. Mal conçu, il est détruit en 1854. Reprenant les piles de ce premier pont, son successeur est édifié l'année suivante. La pile centrale est ornée de sculptures allégoriques : en amont est représenté la victoire terrestre et en aval la victoire maritime. Les autres piles sont décorées de trophées militaires.


Pont Alexandre III (1900)
Il relie les Avenues Gallieni et Avenue Churchill.

Ce pont, constitué d'une seule arche, dédié à l’amitié franco-russe, a été conçu pour l'exposition universelle de 1900. Au sommet des quatre pylônes de 17 m qui ornent les entrées Nord et Sud, se dressent des Pégases de bronze doré représentant la Renommée des Arts, celle des Sciences, du Commerce et de l'Industrie. A leur base, les bas-reliefs représentent des thématiques des grands moments de l'histoire de France, de Charlemagne au XXe siècle, en passant par Louis XIV et la Renaissance. Vous  remarquerez également au milieu du pont deux compositions en cuivre, en amont les nymphes de la Seine et en aval les nymphes de la Néva (fleuve de Russie). Le pont Alexandre III constitue un des témoignages artistiques les plus importants de son époque.


Esplanade des Invalides
Avenue du Maréchal Gallieni, 75007 Paris
Métro : Invalides.

Entre le pont Alexandre III et l’Hôtel des Invalides, ce grand espace vert, bordé de tilleuls, offre de magnifiques perspectives sur certains des plus beaux monuments de Paris. C'est au début du XVIIe siècle, qu’elle fut imaginée pour servir de jardin d’agrément aux invalides de guerre résidants à proximité.


Hôtel des Invalides
Esplanade des Invalides, 75007 Paris
Site internet - Tél : 08 10 11 33 99.
Métro : La Tour-Maubourg, Varenne, Invalides.
Ouvert tous les jours. D'avril à octobre : 10h-18h. De novembre à mars : 10h-17h.

La construction de l'hôtel des Invalides répond à une demande de Louis XIV qui souhaitait dédier un lieu aux invalides de guerre et aux militaires en retraite. Une première en Europe. Composé d'un hôpital, d'une caserne, de l'Eglise des soldats et  complété par l'Eglise du Dôme en 1706, il compta jusqu'à 4000 pensionnaires à l'époque.



Eglise Saint Louis des Invalides
Esplanade des Invalides, 129 rue de Grenelle, 75007 Paris
Métro : Invalides.

L'Eglise Saint-Louis des Invalides abrite le caveau des gouverneurs où reposent de grands chefs militaires. Vous remarquerez à ce sujet que la voûte est ornée de trophées militaires. L’orgue date de 1687.


L'Eglise du Dôme et le tombeau de Napoléon (1706)
Hôtel des Invalides, 75007 Paris
Métro : Invalides.
Tarif plein/ réduit : 11 €/ 9 €. Gratuit  pour les – 26 ans ressortissants de l'UE ou - 18 ans pour les ressortissants hors UE.

Billet unique donnant accès au musée de l'Armée, à l'Eglise du Dôme (Tombeau de Napoléon Ier), à l'Historial Charles de Gaulle (fermé le lundi), au musée des Plans-Reliefs et au musée de l'Ordre de la Libération.

Ouvert tous les jours. D'avril à octobre : 10h-18h. De novembre à mars : 10h-17h. Visite du Dôme avec audioguide.

Réalisée par les plus grands architectes du Palais, l'Eglise du Dôme est un chef d'œuvre de l'architecture classique française. C'est le plus beau dôme jamais construit en France.
Sur la façade extérieure, de style dorique et corinthien, on peut distinguer les statues de Charlemagne et de Saint Louis. Au-dessus, sont représentées la Force, la Justice, la Tempérance et la Prudence. A l'intérieur la grande fresque peinte sous la coupole représente Saint Louis remettant son épée à Jésus Christ. Véritable panthéon militaire, elle abrite les tombeaux de grands chefs militaires, notamment celui de Napoléon Bonaparte ou Napoléon 1er.


Musée des Plans-reliefs
6 Boulevard des Invalides, 75007 Paris
- Tél : 01 45 51 95 05.
Métro : La Tour-Maubourg.
Tarif plein/ réduit : 11 €/ 9 €. Gratuit – 26 ans ressortissants de l'UE ou -18 ans pour les ressortissants hors UE.

Billet unique donnant accès au musée de l'Armée, à l'Eglise du Dôme (Tombeau de Napoléon Ier), au musée des Plans-Reliefs et au musée de l'Ordre de la Libération.

Ouvert tous les jours. D'avril à octobre : 10h-18h. De novembre à mars : 10h-17h.
Visite-conférence possible. Des ateliers de maquettes et des parcours découverte sont proposés pendant les vacances aux enfants à partir de 8 ans. Renseignements et réservations : 01 45 51 92 45. Tarif : 7 € par enfant.

Le Musée des plans-reliefs présente une collection unique au monde : des maquettes historiques de villes fortifiées et des campagnes environnantes, réalisées entre les règnes de Louis XIV et de Napoléon III, du XVIIe au XIXe siècle.
 Leur fonction relevait avant tout de la stratégie militaire, comme on se pencherait aujourd'hui sur une carte d'état-major. Les plus grandes batailles sont ainsi présentées. Pour le visiteur, elles permettent de visualiser et de comprendre l'histoire de Paris et son urbanisation au cours de ces siècles.
Chacune des 28 maquettes présentées fait preuve d'un réalisme saisissant, le moindre détail étant reproduit. Il s'agit bien de chefs-d'œuvre uniques au monde.


Musée de l'Armée
Hôtel des Invalides, 
129 rue de Grenelle, 75007 Paris

Site internet - Tél : 08 10 11 33 99.
Tarif plein/ réduit : 11 €/ 9 €. Gratuit – 26 ans ressortissants de l'UE ou -18 ans pour les ressortissants hors UE.

Billet unique donnant accès au musée de l'Armée, à l'Eglise du Dôme (Tombeau de Napoléon Ier), à l'Historial Charles de Gaulle (fermé le lundi), au musée des Plans-Reliefs et au musée de l'Ordre de la Libération.

Ouvert tous les jours. D'avril à octobre : 10h-18h. De novembre à mars : 10h-17h.

C’est presque naturellement qu’emménage, dans ce bâtiment prestigieux, le musée de l'Armée en 1905. Il retrace l’histoire militaire de France, de l'Antiquité jusqu'à la seconde guerre mondiale.


Dans les environs

Musée Rodin (hors périmètre classé)
Hôtel Biron, 77 rue de Varenne, 75007 Paris
Site internet - Tél : 01 44 18 61 10.
Métro : Varenne ou Invalides.
Tarif plein/ réduit : 10 €/ 7 €. Gratuit - 26 ans ressortissants de l'UE ou -18 ans ressortissants hors UE.
Ouvert tous les jours excepté le lundi. 10h-17h45. Le mercredi jusqu'à 20h45.

Rodin, sans doute le plus grand sculpteur du XIXe siècle, s'installe dans ce magnifique hôtel particulier du XVIIIe siècle en 1908. C'est ici, deux ans après sa mort (1917) que naîtra son musée. Sculptures et dessins du maître sont complétés par d'autres toiles de ses amis (Monet, Van Gogh, …). Le parc qui entoure le musée est des plus bucoliques, propice à la flânerie.


Palais Bourbon, Assemblée Nationale (1728)
126 Rue de l'Université, 75007 Paris
Métro : Assemblée Nationale.

Le Palais Bourbon, haut lieu de la vie parlementaire, accueille l’Assemblée nationale sous ses différentes formes depuis 1798. De style italien, son nom provient de la Duchesse de Bourbon à qui appartenait le terrain sur lequel fut édifié le monument. Après la mort de la duchesse, de vastes travaux d'agrandissement furent réalisés : la cour d'honneur fut entourée de bâtiments prolongés à l'ouest jusqu'à l'Hôtel de Lassay. La façade, composée de 12 colonnes, fut achevée en 1810.
Le monument ne se visite pas librement.


Pont de la Concorde
Il relie la place de la Concorde et le quai de Solférino, face au palais Bourbon.

Construit par Jean-Rodolphe Perronet, directeur de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, il est achevé en 1791 sur l'emplacement de l'ancien bac qui reliait les deux rives. Il est construit en pierre de taille provenant de la destruction de la Bastille lors de l'assaut du 14 juillet 1789. Ornés de plusieurs statues monumentales au XIXe siècle, elles ont du être retirées et transférées à Versailles afin d'éviter son effondrement. Il fut plusieurs fois réaménagé et rénové au cours du XXe siècle.


Passerelle Léopold Sédard Senghor
Elle relie le musée d'Orsay au jardin des Tuileries

En 1861 Napoléon III inaugure le premier pont franchissant le fleuve à cet endroit. Pendant plus d'un siècle c'est sous le nom de pont de Solférino, en référence à la bataille gagnée par Napoléon, qu'il sera connu des Parisiens. Trop fragilisé, il fut remplacé par une passerelle en acier qui ne vécut que 30 ans, jusqu'en 1992, avant de laisser place à la passerelle Léopold Sédar Senghor (anciennement passerelle Solférino), en hommage à l'écrivain et politicien sénégalais décédé en 2001.


Musée d’Orsay
1 Rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris
Site internet - Tél : 01 40 49 48 14.
Métro : Solférino.
Billet musée et expositions, tarif plein/ réduit : 12 €/ 9 €. Gratuit – 26 ans ressortissants de l'UE ou - 18 ans hors UE et pour tous le 1er dimanche de chaque mois.
Ouvert tous les jours excepté le lundi : 9h30-18h. Le jeudi : 9h30-21h45.
Visite guidée possible. Labélisé "Tourisme et Handicap". Audioguide. Prêt de fauteuils roulants. Expositions temporaires.

Ce musée est aménagé dans l’ancienne et magnifique gare d'Orsay construite en 1898 pour accueillir les visiteurs de l’Exposition Universelle. Ses collections présentent la peinture et la sculpture occidentale de 1848 à 1942. De renommée internationale, la collection de peintures impressionnistes et post-impressionnistes est la plus importante au monde. Mais plus que la quantité c'est la qualité des chefs-d'œuvre présentés qui rendent sa visite incontournable, comme par exemple "Le Déjeuner sur l'herbe" d'Édouard Manet ou "L'Origine du monde" de Gustave Courbet ; et bien d’autres encore. D'autres formes d'expression artistique de cette époque sont également présentées (l'architecture, les arts décoratifs, la photographie).


Pont Royal
Entre le quai des Tuileries et le quai Anatole France

La particularité du pont Royal tient dans les blocs de pierre avec lesquels il fut construit. En effet les précédentes tentatives de réalisation d'un pont à cet endroit ont toutes échouées, c'est pourquoi Louis XIV décida de construire un pont en pierre de tailles exceptionnelles pouvant résister aux crues. Il fut terminé en 1689.


Les bouquinistes des berges de la Seine
Du pont Royal au pont de Sully, sur les deux berges s'égrènent quantité de petits vendeurs, souvent des passionnés de littérature, perpétuant une tradition vieille de quatre siècles. On les repère facilement aux boîtes vertes qui renferment leurs trésors. On y trouve de tout et même des petites merveilles comme des éditions originales, des gravures ou encore des livres rares.

6e Arr.

La partie classée du 6e arrondissement de Paris longe essentiellement les quais de la Seine mais quelques monuments chargés d'histoire sont également inscrits.


Ecole Nationale des beaux Arts
14 Rue Bonaparte, 75006 Paris 
Métro : Saint-Germain-des-Prés.

Héritière des académies royales du XVIIe siècle, l'école des Beaux-Arts s'est installée à l'emplacement du couvent des petits Augustins en 1816. Bâti au début du XVIIe siècle, la chapelle du couvent est le bâtiment le plus ancien de l’ensemble. Ne pas manquer : la cour d'honneur, la chapelle des Petits Augustins et la cour du Mûrier située dans l’ancien cloître du couvent. Ne pas hésiter à pénétrer dans le bâtiment principal et traverser jusqu'à la superbe cour intérieure et sa verrière monumentale. Des oeuvres de Véronèse et d'autres vous y attendent. Expositions temporaires.


Pont des Arts
Il relie l'Institut et le Palais du Louvre.

Le pont des Arts tient son nom du Louvre qui, lorsqu'il a été construit, s'appelait aussi le palais des Arts. Premier pont métallique de Paris construit en 1801, la passerelle actuelle date de 1984, l'originale fut détruite en 1979 car trop endommagée suite aux bombardements subis lors des deux guerres mondiales.


Institut de France
23 Quai Conti, 75006 Paris
Site internet
Métro : Odéon.

Fondée en 1688, le collège des Quatre Nations fonctionna pendant plus de 100 ans et reçu des élèves prestigieux comme d'Alembert ou Lavoisier. Ce bâtiment est sans doute l'un des plus beaux de la capitale par son style architectural, la pureté de ses lignes et l'équilibre de ses proportions. Juste après la Révolution il est utilisé comme prison et grenier à grain, puis rapidement l'Institut de France est créé avec pour devise : "Protecteur des arts, des lettres et des sciences", il regroupe les Cinq Académies : Française, Inscriptions et Belles-Lettres, Sciences, Beaux-Arts, Sciences morales et politiques.


Dans les environs

Quartier de Saint Germain des Prés (hors du périmètre classé)
Ce  quartier, organisé autour de la plus vieille église de Paris, était très en vogue dès la première moitié du XXe siècle chez les intellectuels. Après la Seconde Guerre Mondiale, c’est au café de Flore, au Deux Magots ou dans les nombreuses boîtes de jazz que se retrouvaient philosophes, poètes, artistes et écrivains tels que Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian, Jacques Prévert, Juliette Greco, Charles Trenet, Léo Ferré ou Georges  Brassens. Aujourd’hui le quartier s’est assagi et demeure propice aux balades romantiques au détour de ses petites ruelles pittoresques, de ses nombreux bâtiments du XVIIe siècle ainsi que de son abbaye.

Ile de la Cité

C'est sur cette île que fut fondée la tribu de Parisii, puis Lutèce (voir "histoire") avant de prendre le nom de Paris au Ve siècle. Dès le VIe siècle, Clovis, premier roi des Francs, en fit son lieu de résidence royal et son fils y construisit la première cathédrale de Paris. Jusqu'à la dynastie des Capétiens l’île restera le siège du pouvoir royal.


Pont Neuf (1604)
Entre le quai des Grands Augustins et le quai de la Mégisserie

Plus vieux pont de Paris, composé de 12 arches, il est orné sur chaque pile de tourelles en forme de demi-lune qui étaient surmontées de boutiques jusqu’au XIXe siècle ainsi que de nombreux macarons, ces masques amusants qui en décorent les corniches (plus de 300). Ce pont est à double titre novateur pour l’époque : pour la première fois un pont est bordé de trottoirs pour les piétons et pour le première fois en France une statue humaine, en l’occurrence celle d’Henri IV, est exposée sur la voie publique.


Square du Vert Galant

Le petit square du Vert Galant se dévoile à la pointe ouest de l'île. Petit espace vert planté de quelques arbres, il permet d'admirer la Seine et ses rives, ses ponts et ses monuments. L’imposante statue équestre d'Henri IV rappelle que c'est lui qui prit l'initiative d'aménager la pointe ouest de l'île de la cité en quartier résidentiel.


Place Dauphine
75001 Paris
Métro : Pont Neuf

Du quartier créé par Henri IV en 1607 il ne reste que deux pavillons situés vers le pont Neuf. Les autres immeubles d'origine furent démolis ou rehaussés à partir du XVIIIe siècle. La place abrite aujourd'hui de nombreuses galeries d'art, de cafés et a conservé toute sa quiétude d'antan.


Conciergerie (1248)
2 Boulevard du Palais, Ile de la Cité, 
75001 Paris
- Tél : 01 53 40 60 80.
Métro : Cité.
Tarif plein/ réduit : 8,50 €/ 6,50 €. Gratuit – 26 ans pour les ressortissants de l'UE, - 18 ans hors UE.
Billet jumelé Conciergerie + Sainte-Chapelle
 : tarif plein/ réduit : 15 €/ 12 €
.
Ouvert tous les jours : 9h30-18h. Labélisée Monument National.

Résidence des rois de France et symbole du pouvoir royal

Au XIIIe et XIVe siècle, Saint Louis puis son petit-fils Philippe IV le Bel apportent leur pierre à l’édification d’un palais prestigieux qui sera le symbole de la puissance de la monarchie. A la fin de ce siècle, Charles V quitte la demeure royale de la Cité. Il choisit d’habiter en des lieux mieux protégés : à l’hôtel Saint-Pol (aujourd'hui disparu). Il charge un concierge, personnage important de la cour et doté de pouvoirs de justice, d’administrer le Palais et la prison. Car la Conciergerie fut surtout une prison jusqu’au XIXe siècle : Ravaillac (assassin d’Henri IV), le bandit Cartouche, Marie-Antoinette, Robespierre et bien d’autres y ont passé leurs derniers jours.


La vie quotidienne à la prison
La Conciergerie était réputée comme étant la plus dure des prisons. Pendant la Terreur (1793), les cellules accueillent plusieurs centaines de prisonniers, logés dans de terribles conditions d’insalubrité et d’entassement. Une fois le verdict prononcé, les condamnés à mort pouvaient s’offrir un dernier banquet.


Les salles médiévales
Les parties basses, seules subsistantes aujourd’hui, étaient réservées à la garde royale et aux nombreux personnels au service du roi, soit environ 2 000 personnes.

La salle des Gens d’armes, construite sous Philippe le Bel, est un exemple unique en Europe d’architecture civile gothique. Quatre cheminées chauffaient ce vaste réfectoire.
Le pavillon des cuisines (XIVe siècle) dont il ne reste que le rez-de-chaussée, servait les repas pour le personnel de palais. Situé à proximité de la Seine, les marchandises arrivaient directement par voie fluviale.
La salle des Gardes servait d’antichambre aux appartements du roi situés à l’étage. Le Tribunal révolutionnaire y siégea de 1793 à sa dissolution, en 1795. Ce dernier ordonna jusqu’à plusieurs dizaines d’exécutions quotidiennes.
Le couloir des prisonniers permettait aux détenus de circuler "librement". Une série de cachots présente les différentes catégories de détenus.
La chapelle "des Girondins". En mémoire aux 21 députés Girondins qui y banquetèrent avant leur exécution le 30 octobre 1793.
La chapelle commémorative de Marie-Antoinette fut aménagée en 1815, à l’emplacement de la cellule de la reine.
La cour des femmes, entourée par deux étages de cachots de prisonnières, présente encore la fontaine où celles-ci lavaient leur linge, une des tables de pierre où elles prenaient les repas et "le coin des douze". C’est ici que les condamnés, par groupe de 12, attendaient la charrette pour leur départ vers l’échafaud.


Sainte-Chapelle (1242-1248)
6 - 8 Boulevard du Palais, Ile de la Cité, 
75001 Paris
- Tél : 01 53 40 60 80.
Métro : Cité.
Tarif plein/ réduit : 10 €/ 8 €. Gratuit – 26 ans pour les ressortissants de l'UE, - 18 ans hors UE.
Billet jumelé Conciergerie + Sainte-Chapelle : tarif plein/ réduit : 15 €/ 12 €.
Ouverte tous les jours.
De mars à octobre : 9h30-12h45/ 14h15-18h. Nocturne le mercredi de mi-mai à mi-septembre jusqu'à 21h30.
De novembre à février : 9h30-12h45/ 14h15-17h.
Labélisée Monument National.

Au sein du palais de Justice, la Sainte-Chapelle et la Conciergerie sont les précieux témoignages de ce que fut le palais des rois de France du Xe au XIVe siècle. La Sainte-Chapelle, chef d’œuvre du gothique flamboyant, fut commandée par Saint Louis (Louis IX) pour y conserver les reliques de la Passion du Christ. L’édifice fut largement restauré au milieu du XIXe siècle.

Deux sanctuaires superposés (1242-1248)

La chapelle basse est dédiée à la Vierge, le décor sculpté du porche et celui de l’intérieur datent du XIXe siècle. Sur les murs latéraux les sculptures des médaillons représentent les 12 apôtres, on remarquera leurs visages idéalisés. Au fond à gauche, la scène de l’Annonciation est la plus ancienne peinture murale de Paris. Les lys dorés sur fond d’azur ou le ciel étoilé de la voûte sont parfaitement exécutés. La chapelle basse était le lieu de culte du personnel du palais.

La décoration de la chapelle haute est tout simplement somptueuse. Sculptures et verrières se complètent pour glorifier la Passion du Christ. Ses 15 verrières (dont la plupart sont d’origine) diffusent une lumière dans des tons à dominante rouge et bleu, presque Céleste. Elles déroulent, en 1113 scènes, l’Histoire de l’Humanité, de la Genèse à la résurrection de Jésus. Il s’agit du plus prodigieux ensemble de vitraux du XIIIe siècle. Elles se lisent de gauche à droite et de bas en haut. Reliée au palais, l’accès à la chapelle haute était réservé au roi, à ses proches et au collège des chanoines.



La petite histoire... des Saintes Reliques
Les 22 Saintes Reliques de la Passion du Christ appartenaient aux empereurs de Constantinople depuis le IVe siècle. En les achetant, Louis IX accroît le prestige de la France et de Paris qui devient, aux yeux de l’Europe médiévale, une "Nouvelle Jérusalem", et par-là même, la seconde capitale de la chrétienté. Parmi celles-ci, les plus célèbres sont la Couronne d’Épines et un fragment de la Vraie Croix portées par le Christ. Elles furent acquises en 1239 pour une somme dépassant largement le coût de la construction de l’édifice. Pour en savoir plus : la verrière de l’histoire des reliques de la Passion (chapelle haute) illustre le récit de la découverte des reliques par Sainte Hélène à Jérusalem, jusqu’à leur arrivée dans le royaume de France. Les reliques de la Sainte-Chapelle sont aujourd’hui conservées au Trésor de la cathédrale Notre-Dame.


Pont Saint Michel
Il relie l'île de la cité et la place Saint-Michel.

Le premier pont construit à cet emplacement date de 1378. Celui que l'on peut voir aujourd'hui est achevé en 1857, à la demande de Napoléon III, d'où les "N" surplombant chaque pile du pont en référence à l'Empereur. Il est très semblable au pont au Change construit dans la continuité et qui relie l'Ile de la Cité à la rive droite de la Seine.


Cathédrale Notre Dame
Place Jean-Paul-II, Ile de la Cité, 75004 Paris
Site internet - Tél : 01 42 34 56 10.
Métro : Cité.
Ouverte tous les jours : 8h-18h45.
Visites guidées gratuites. Audioguides payants.
Les visites organisées présentent sa signification à travers son architecture, ses vitraux, ses sculptures, son histoire, et son rayonnement toujours actuels.

Célèbre dans le monde entier la cathédrale Notre-Dame est un chef-d'œuvre de l'art gothique. Son homogénéité architecturale ne laisse à aucun moment transparaître qu'elle fut bâtie, agrandie, et restaurée pendant près de huit siècles du XIIe au XIXe siècle, époque de la dernière restauration d'envergure menée par Viollet-le-Duc. On pourrait presque retracer l'histoire de Paris à travers celle de la cathédrale. Elle a vu Saint Louis pieds nus, portant la couronne d’épines en 1239, le sacre de Napoléon en 1804, la célébration de la Libération en 1944…


Histoire

Le projet de cette cathédrale fut mené par Maurice de Sully, évêque de Paris au XIIe siècle, afin de doter la capitale d'une cathédrale digne de son rang sur l’emplacement d’une cathédrale mérovingienne. Le chantier, monumental, nécessite la mobilisation de nombreux acteurs : l'église, les notables et les habitants de Paris. Tous participent à cette grande aventure en fonction de leurs moyens (financiers ou main-d'œuvre). Au cours de sa construction toutes les corporations d’artisans (tailleurs, sculpteurs, charpentiers, menuisiers, maçons, verriers…) travailleront sans relâche sous la direction d’architectes chevronnés et l’aide de la population. Débuté en 1163, le chantier sera achevé plus d’un siècle plus tard.
Regorgeant de joyaux artistiques on s'attardera en particulier sur les deux rosaces (ou roses) de 13 m de diamètre. La réalisation de la charpente a nécessité près de 21 hectares de chênes.

Au-delà de la beauté artistique qu'elle dégage, elle fut un défi technique considérable. Comment faire tenir une si lourde toiture sur des murs aussi hauts et ouverts de grandes verrières et de rosaces ? Les architectes ont su relever ce défi en innovant, au lieu de faire reposer la charpente sur les murs, ils prirent appui sur des piliers. Les voûtes à croisées d'ogives à l'intérieur et les arcs-boutants à l'extérieur permirent ainsi de répartir la masse sur tous les piliers. Le résultat est sans appel : la voûte culmine à 33 m de haut, les tours à 69 m et la flèche à 90 m ! Ses proportions hors du commun en font alors le plus grand édifice religieux d’Europe. Elle servira d'exemple pour de nombreuses autres cathédrales, notamment les cathédrales d'Amiens et de Reims (classées au Patrimoine Mondial) édifiées au XIIIe siècle.

Au XIIIe siècle, les styles architecturaux évoluent avec l'émergence du gothique rayonnant, multipliant les ouvertures pour favoriser l'entrée de la lumière dans l'édifice.

Comme dans bien d'autres monuments, les évènements de la Révolution endommagent la statuaire. Au milieu du XIXe siècle Viollet-le-Duc recrée les décors sculptés d'après des documents anciens ou en se basant sur les œuvres réalisées dans les cathédrales du Nord de la France contemporaines de Notre-Dame. Encore une fois, c'est une première. Aujourd’hui elle demeure le Siège de l’archevêque de Paris.


Les tours de la Cathédrale Notre-Dame
Rue du cloître Notre-Dame
, 75004 Paris
- Tél : 01 53 40 60 80.
Tarif plein/ réduit : 10 €/ 8 €. Gratuit – 26 ans pour les ressortissants de l'UE, - 18 ans hors UE.
Ouvertes tous les jours.
D'avril à septembre : 10h-18h30. Nocturnes en juillet et août le vendredi et samedi jusqu’à 23h.
D'octobre à mars : 10h-17h30.
Labélisées Monument National. Pour information, le circuit comprend 422 marches, sans ascenseur. Visite adaptée pour personnes handicapées.

La salle haute de la tour nord : sa clef de voûte culmine à 14 mètres. Au fond de la salle, caché dans une tourelle, se trouve un remarquable escalier en vis.
La galerie des chimères doit son nom aux statues qui ornent la balustrade. La plus célèbre de ces chimères, la stryge (mi-femme, mi-oiseau) à droite en arrivant, semble contempler les transformations de la capitale. Le décor sculpté, visible depuis la galerie, est très riche.


L’extérieur de la cathédrale
La place du parvis, emménagée par Haussmann, est symboliquement le cœur de Paris et toutes les distances routières françaises sont mesurées à partir d’ici.

La Façade de la Cathédrale
On ne peut être qu'ébloui lorsqu'on porte ses yeux sur la façade de la cathédrale : ses dimensions, son homogénéité et ses sculptures représentent un chef-d'œuvre exceptionnel.
Les trois grands portails sont entièrement décorés de statues relatant la Bible et la vie des Saints : 28 statues représentent les rois de Juda et d’Israël, ancêtres du Christ. Au-dessus de ces personnages, de part et d’autres de la façade, on trouve les statues d’Adam et Eve. Au centre, on distingue une statue de la Vierge à l’Enfant encadrée par deux anges.
A gauche, le portail de la Vierge présente le couronnement de la Vierge. Au centre, le portail du Jugement dernier représente le Christ jugeant les défunts. Le portail de droite, portail Sainte-Anne, montre une Vierge à l’Enfant.

Le Portail de la Vierge (à gauche)
On y reconnaît les prophètes qui ont annoncé son destin glorieux et les rois dont elle descend. Au-dessus, la Vierge Marie est représentée dans son dernier sommeil, en présence du Christ et des apôtres. Au-dessus encore, un ange couronne Marie tandis que le Christ, assis sur le même trône que sa mère, lui tend un sceptre : Marie devient Reine du Ciel. On peut également distinguer Saint Denis portant sa tête dans ses mains. Evangélisateur des Gaules et premier évêque de Paris, il fut décapité vers 250. En face de lui la patronne et protectrice de Paris Sainte Geneviève tient un cierge qu’un petit démon cherche à éteindre.

Le Portail du Jugement Dernier (au centre)
Jésus est représenté comme celui qui nous accueille au paradis tandis que Marie et Saint Jean prient. En bas figure la Résurrection, tandis qu’au milieu on assiste à la pesée des âmes : les élus sont emmenés au ciel par des anges, les autres sont emmenés en enfer par des démons. Le Christ est encadré par les douze apôtres.

Le Portail Sainte-Anne (à droite)
Il est dédié à la mère de Marie, cette dernière présente l’enfant Jésus. Elle est entourée d’anges portant des encensoirs, d’un évêque (peut-être Sully) et d’un roi (peut-être Louis VII). Les sculptures racontent des épisodes de la vie de la Vierge : l’annonciation, la Visitation, la Nativité, l’Adoration des Mages. On peut également y distinguer les grands-parents de Jésus, Sainte Anne et Saint Joachim.

Le Portail Saint-Étienne
Situé sur le côté sud de la cathédrale. Les sculptures retracent l’histoire de la vie du saint. Au sommet Jésus bénit Saint Etienne et l’accueille au Paradis. Les médaillons sur les côtés narrent des scènes de la vie étudiante à Paris au Moyen-Âge.

Le Portail du Cloître
Les sculptures de ce portail retracent certains épisodes de la vie de Marie : la naissance de Jésus et la crèche, l’offrande au temple de Jérusalem, le persécution des enfants par le Roi Hérode, ainsi que sa fuite et celle de Joseph pour l’Egypte afin de protéger leur fils.

Gargouilles et Chimères
Mises en place à l’extrémité des gouttières pour évacuer l’eau de pluie de la toiture, les gargouilles de Notre-Dame sont très célèbres (voir "la petite histoire... d'un roman"). Les chimères, elles, sont disposées en simple décor. Elles sont particulièrement nombreuses à donner sur le parvis de la cathédrale, comme si elles veillaient sur les passants et admiraient Paris. Ces créatures, dessinées avec beaucoup d’imagination par Viollet-le-Duc, sont des oiseaux fantastiques, des animaux hybrides ou encore des monstres perchés sur les tours.

Les cloches
Dans la tour Sud, se trouve le bourdon, fondu il y a plus de 300 ans, il fut baptisé Emmanuel par Louis XIV. Cette cloche pèse 13 tonnes. Depuis le sommet de cette tour, on jouit d'une magnifique vue sur la Seine, ses rives et ses ponts. Dans la tour Nord, quatre cloches plus modestes assurent les sonneries quotidiennes des heures et des offices de la cathédrale.


L’intérieur de la cathédrale

Le mur du chœur
Le mur du chœur est orné de sculptures retraçant la vie du Christ : le côté nord déroule son enfance, le côté sud illustre sa résurrection. Les étapes manquantes de cette œuvre ont été détruites.

Les rosaces
Notre-Dame de Paris possède trois grandes rosaces monumentales. Réalisées au XIIIe siècle, elles représentent un véritable chef d’œuvre technique et artistique. Les deux plus grandes font 13 mètres de diamètre. On dit même que pour voir leur achèvement, le roi Saint Louis retarda de quelques mois son départ pour la deuxième croisade, c’était en 1270 et il ne devait pas en revenir. Elles représentent les fleurs du Paradis. Au centre deux roses présentent la Vierge à l’enfant, la troisième, le Christ en majesté. Autour, les médaillons multicolores sont composés d’une grande diversité de personnages et de scènes (Prophètes, Saints, Anges, Rois, travaux des champs…).

L’orgue
L’orgue tel que vous pouvez l’admirer aujourd’hui date du XVIIIe siècle. Restauré en 1868 par Aristide Cavaillé-Coll, sous l’autorité de Viollet Le Duc, il trouve sa plénitude symphonique avec 86 jeux, sur 5 claviers et pédalier. Il a bénéficié d’une restauration complète en 1992 et est aujourd’hui considéré comme le plus grand du pays.

Le Trésor
Tarif plein/ réduit : 4 €/2 €.
Accessible du lundi au vendredi : 9h30-18h, samedi : 9h30-18h30, dimanche : 13h30-18h30.
Voir encart "Les Saintes Reliques" de la Sainte Chapelle.


La petite histoire... d’un roman
Le célèbre roman de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, paru en 1831 relate une intrigue dans un cadre historique rendu saisissant par l’imagination du romancier. Il reconstitue autour de la cathédrale la vie médiévale de Paris au XVe siècle. Une part importante de l’action se déroule dans les tours, et une place de choix est accordée aux cloches et à leur célèbre sonneur Quasimodo. En défenseur du patrimoine, Victor Hugo participa activement à l’importante campagne qui aboutit à la restauration de Notre-Dame à partir de 1845.


La crypte archéologique
Parvis de Notre-Dame
Site internet - Tél : 01 55 42 50 10.
Tarif plein/ réduit : 8 €/ 6 €. Gratuit  -18 ans.
Ouverte tous les jours excepté lundi et jours fériés : 10h-18h.
L’entrée est située à côté de la Préfecture de Police. La crypte archéologique située sous le parvis de Notre-Dame comporte de nombreux vestiges découverts lors des fouilles archéologiques réalisées à partir de 1965, en particulier les vestiges de bâtiments qui se sont succédés sur le site de l’Antiquité au XIXe siècle.


Pont de l’Archevêché
Il relie le quai de la Tournelle à la cathédrale Notre-Dame.

En traversant le pont de l'Archevêché vous remarquerez des centaines de cadenas gravés accrochés sur la rambarde. Comme jadis le pont des Arts, c’est le pont des amoureux qui souhaitent immortaliser leur passion.


Dans les environs

Panthéon 

Place du Panthéon, 75005 Paris
Métro : Luxembourg ou Cardinal Lemoine
- Tél : 01 44 32 18 00.
Tarif plein/ réduit : 8,50 €/ 6,50 €. Gratuit – 26 ans pour les ressortissants de l'UE, - 18 ans hors UE.
Ouverture :
Avril à septembre : 10h-18h30.
Octobre à mars : 10h-18h.
La Colonnade est ouverte d'avril à octobre.
Labélisé Tourisme et Handicap et Monument National. Visite accompagnée possible.

“Aux grands hommes la patrie reconnaissante”, voici la devise inscrite sur le fronton de ce bâtiment monumental, alliant les styles architecturaux grec et gothique. Et bien pour un hommage, ils ne pouvaient rêver mieux. Cet imposant temple civique construit sous Louis XV était à l’origine une basilique dédiée à Sainte Geneviève, mais alors qu’elle venait à peine d’être achevée, la Révolution lui donna un tout autre destin. Le Panthéon a donné son nom à la place, dont il occupe le centre. Transformé en 1791 en temple civique et définitivement consacrée Panthéon National en 1885 lors des funérailles de Victor Hugo, il abrite également les tombeaux de Pierre et Marie Curie, Alexandre Dumas, Jean Jaurès, André Malraux, Jean Moulin, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire... 
Dans la crypte, une exposition présente la vie et l’œuvre de ceux qui y reposent. 



Quartier latin
Aux abords de l’université fondée au XIIe siècle, professeurs et élèves parlaient surtout latin. Le nom est resté. Quartier étudiant (université de la Sorbonne, du Collège de France, des lycées prestigieux ou de la bibliothèque Sainte-Geneviève), son histoire a été fortement marquée par les évènements de mai 1968 et la révolte des étudiants. Quartier agréable où il fait bon se promener.

4e Arr.

Le 4e arrondissement de la capitale est composé d'une partie située sur la rive droite de la Seine ainsi que des îles (l'île de la Cité et l'île Saint Louis). Dans cette fiche ne sont traités que les sites de la rive droite et de l'île Saint Louis. L'île de la Cité est traitée dans la fiche qui lui est consacrée.


Pont de la Tournelle
Il relie le quai de la Tournelle à l'île Saint Louis.

Un précédent pont en pierre construit en 1656 a été démoli en vue d'améliorer l'écoulement des crues de la Seine. L'ouvrage actuel date de 1928. Une statue de Sainte-Geneviève, patronne de Paris, en orne une des piles.


Ile Saint Louis
75004 Paris
Métro : Pont Marie

Emménagée en 1725, l’île Saint Louis dégage aujourd’hui un charme intemporel qu’on ne peut retrouver ailleurs. Ce petit bout de caillou coincé entre les deux rives de la Seine est propice aux promenades romantiques à la découverte de ce décor si pittoresque : ses quais, ses ruelles, ses beaux hôtels particuliers aux balcons de fer forgé, ses jardins, ses cafés… Avant qu’elle ne gagne votre cœur, l’île Saint Louis a déjà conquis ceux d’artistes et de célébrités comme Baudelaire, Marie Curie, Camille Claudel…. Un charme délicieusement parisien.


Eglise Saint Louis en L’Ile
19 bis Rue Saint Louis en L'Ile, 75004 Paris
Tél : 01 46 34 11 60.
Métro : Pont Marie.
Ouverte tous les jours : 9h30-13h/ 14h-19h30.

Achevée en 1726 en l’honneur de Saint Louis, sa construction dura plus de 60 ans. Son curieux clocher abrite une horloge. L'église conserve des œuvres d'art du XVIIIe siècle.


Pont de Sully (1876)
Quai de la Tournelle - boulevard Henri IV.

Le pont actuel remplace un premier pont détruit en 1848. On le doit au Baron Haussmann. Sa partie sud est en fonte et sa partie Nord, en pierre. Il délimite l’aire classée à l’Est de la capitale. Depuis la partie sud, on jouit d'une très belle vue sur l’île Saint-Louis et sur la cathédrale Notre-Dame de Paris.


Pont Marie (1604)
Il relie l’île Saint Louis aux quais des Célestins et au quartier du Marais.

Lors de sa construction 50 maisons prennent place dessus.
 En 1658 la Seine en crue emporte une partie du pont et les maisons qui le surmontaient. Cette catastrophe fait soixante victimes. Le pont est reconstruit et un siècle plus tard les maisons restantes sont définitivement rasées.



Place de l’Hôtel de Ville
75004 Paris
Métro : Hôtel de Ville.

Alors qu’elle s’appelait encore place de Grève, elle était surtout utilisée pour les exécutions publiques. Aujourd’hui, ouverte sur les quais et devenue piétonne, c’est autour de la place que durant l’été la municipalité installe une plage artificielle pendant l’événement "Paris Plages".


Mairie de Paris
Place de l'Hôtel de Ville, 75004 Paris
Tél : 39 75.
Métro : Hôtel de Ville
Visite guidée possible à réserver à l'avance.

C'est ici que depuis 1357 se dresse le centre des institutions municipales de Paris même si la première municipalité date de 1246 (Saint-Louis). Par la suite il fut détruit, reconstruit et agrandi plusieurs fois. L’édifice actuel a été construit en 1882 à l'emplacement de l'ancien Hôtel de Ville, incendié par la Commune de 1871. La façade, de style néo-renaissance, est décorée de personnages importants de la ville de Paris : artistes, scientifiques, hommes politiques…


Pont Notre-Dame
Il relie l'Ile de la Cité au quai des Gesvres.

Tout comme le pont au Change, le pont Notre-Dame fut érigé à l'emplacement d'un pont présent depuis l'Antiquité. Plusieurs ponts se succédèrent jusqu'à celui construit au XVe siècle sur lequel des maisons et des boutiques prenaient place. Finalement détruit en 1499 lors d'une crue importante, ce pont en bois est remplacé par un pont en pierre de taille en 1507. Le nouveau pont continuant d'accueillir une soixantaine de maisons et boutiques sur plusieurs niveaux. Au XVIIIe siècle les maisons sont détruites et en 1853 un nouveau pont est construit dans le cadre des réaménagements du Baron Haussmann. L'architecte de ce pont, Jean Resal, a également conçu le pont Alexandre III. Par la suite les cinq arches initiales seront réduites à trois afin de réduire le nombre d'accidents maritimes qu'elles engendraient.


Tour Saint Jacques (1523)
Square de la Tour Saint-Jacques, 75004 Paris
Métro : Hôtel de Ville ou Châtelet

Clocher de style gothique flamboyant, la tour Saint-Jacques constitue le seul vestige de l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie détruite en 1797. Ce sanctuaire était le point de départ du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle par la voie de Tours. Richement décorée, on peut distinguer à sa base la statue de Blaise Pascal ainsi que les symboles des quatre évangélistes (le lion, le taureau, l'aigle et l'homme) aux quatre angles, une statue de Saint Jacques le Majeur, de nombreuses gargouilles et dix-huit statues de Saints.


Dans les environs

Centre Pompidou (hors périmètre classé)
Place Georges Pompidou, 75004 Paris
Site internet - Tél : 01 44 78 12 33.
Métro : Hôtel de Ville.
Tarif plein/ réduit 14 €/  11 €. Gratuit – 18 ans.
Ouvert tous les jours excepté le mardi : 11h-21h.
Labélisé "Tourisme et Handicap". Audioguide équipé de boucle magnétique. Prêt de fauteuil roulant.
Visite guidée possible. Visites et ateliers pour les 6-12 ans. Activité pédagogiques : Tél : 01 44 78 49 13.
Panorama à 360° depuis le 6ème étage (payant : 3 €). Boutiques et restaurants.

Initié par le Président Georges Pompidou, (Président de la République de 1969 à 1974), il fut conçu par les architectes Piano et Rogers et inauguré en 1977. Son architecture post-moderne et originale en fait un monument emblématique de l'architecture du XXe siècle. Le Centre Pompidou regroupe l'une des plus importantes collections d’art moderne et contemporain au monde avec plus de 60 000 œuvres, peintures, sculptures, arts graphiques, photographie, nouveaux médias, cinéma, design, architecture. Il abrite les chefs d’œuvre des maîtres de l’art moderne (Picasso, Kandinsky, Matisse, Chagall, Léger, Miro, Dali, Dubuffet, Klein…) et des artistes majeurs de la scène contemporaine. Ce foisonnement artistique fait du Centre Pompidou un lieu pluridisciplinaire unique au monde.


Quartier du Marais (hors périmètre classé)

Quartier historique magnifiquement préservé, le Marais regorge d’une myriade d’hôtels particuliers plus beaux les uns que les autres, de jardins fastueux et de cours intérieures secrètes. Bien qu’il ne soit pas classé au patrimoine mondial, le Marais possède un patrimoine exceptionnel qui témoigne de l'histoire de la capitale depuis sa fondation.

1er Arr.

Le 1er Arrondissement de Paris s'étend du Jardin des Tuileries à l'ouest jusqu'à la place du Châtelet à l'est. Il est riche de nombreux musées dont le plus fameux de tous : le Louvre. Mais ce quartier recèle également quelques monuments religieux de tout premiers plans. Enfin, avec le Jardin des Tuileries, il offre un espace aéré et reposant.


Pont au Change
Il relie l'Ile de la Cité à la place du Châtelet.

Il semblerait qu'un pont existait déjà ici pendant l'Antiquité. Puis d'autres se sont succédés au cours des siècles. Lieu de circulation important, il était l'un des seuls moyens de relier l'île à la ville qui s'étendait sur la rive droite. Son nom provient des changeurs et des orfèvres qui y faisaient leur commerce autour du XVIIe siècle, mais le pont actuel date de 1860.


Place du Châtelet

Elle fut dégagée à l'emplacement du Grand Châtelet, ancienne forteresse qui servit de prison et de tribunal sous l'Ancien Régime. Au centre de la place se dresse la fontaine du Palmier ornée de sphinx et de statues (1858). Elle est surmontée d’une colonne érigée en 1808 à la gloire des victoires napoléoniennes.


Théâtre du Châtelet (1862)
2 Rue Edouard Colonne, 75001 Paris
Site internet - Tél : 01 40 28 28 40.
Métro : Châtelet, Cité ou Hôtel de Ville

Le théâtre impérial du Châtelet est construit à la demande du baron Haussmann, à la même époque que l'actuel théâtre de la Ville qui lui fait face de l'autre côté de la place. Initialement dédié au théâtre, il programme aujourd’hui des opéras et des concerts de musique classique.


Eglise Saint Germain l’Auxerrois
2 Place du Louvre, 75001 Paris 

Site internet - Tél : 01 42 60 13 96.
Ouverture : mardi à dimanche : 9h30-19h.

La première église Saint-Germain-l’Auxerrois fut détruite lors du grand siège de Paris par les Normands en 885-886. Rebâtie au XIe siècle et remaniée par la suite, elle sera finalement achevée vers 1580.

L'extérieur

La façade est ornée de statues, restaurées ou remplacées au XIXe siècle. Au centre, on peut voir la Vierge à l’Enfant. A sa gauche sont représentés Salomon, le Reine de Saba et Saint Vincent. A droite prennent place Saint Germain, Sainte Geneviève (patronne de la ville) et un ange. La façade est éclairée au centre par une rose et le pignon est surmonté d’une statue de l’archange Saint Michel. Le clocher date du XIIe siècle.

L'intérieur

Bien que remaniée à de nombreuses reprises, l'église conserve un grand nombre d'œuvres artistiques et de mobiliers tout à fait remarquables datant d'une période comprise entre le XIIIe et le XVIIe siècle.
Une partie de ses vitraux date du XVIe siècle, on les retrouve dans les deux bras du transept. Au nord, est illustré des scènes de la vie du Christ. De l'autre côté sont représentés l'Incrédulité de Saint-Thomas et l'Assomption de la Vierge. La statuaire est particulièrement remarquable dans la chapelle de la Vierge. L'une représente Saint-Germain, évêque d'Auxerre (XIIIe siècle), une autre, Sainte-Marie l'Egyptienne (XVIe siècle). Au-dessus de l'autel se dresse une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle et au-dessus de la porte du clocher, la Vierge dite à l'Oiseau du XVe siècle. À l’entrée du chœur, deux statues représentent les Saints patrons de l’édifice : Saint Germain et Saint Vincent (XVe siècle). Deux retables datant du XVIe siècle sont consacrés, l’un à des épisodes de la vie de la Vierge, et l’autre à la Passion. Au XIXe siècle ont été ajoutées les peintures murales ainsi que les verrières du chœur et des chapelles.
Pour ce qui est du mobilier, on remarquera en particulier la chaire, le banc d'œuvre (XVIIe siècle), et l'orgue provenant de la Sainte-Chapelle.


Oratoire (temple protestant)
145 Rue Saint-Honoré, 75001 Paris
Métro : Louvre - Rivoli.
Ouvert le dimanche uniquement.

Ce temple est une ancienne église catholique. Représentative des églises du XVIIe siècle à Paris. Orgue néo-classique des années 1930.


Dans les environs

Domaine National du Palais Royal (hors périmètre classé)
Jardin du Palais Royal, 6 Rue de Montpensier, 75001 Paris
  - Tél : 01 47 03 92 16.
Ouvert tous les jours. D'octobre à mars : 7h30-20h30. Avril et mai : 7h-22h15. Juin, juillet et août : 7h-23h. Septembre : 7h-21h30.
Visite libre du jardin et de la cour d’honneur. Visite commentée possible.

Édifié pour le Cardinal de Richelieu, le corps principal qui fait face au Louvre, fut un temps résidence royale au XVIIe siècle. L’ouvrage est achevé et remanié aux XVIIIe et XIXe siècles. Les trois ailes qui ferment les côtés du jardin datent de la fin du XVIIIe siècle.


Musée du Louvre
99 Rue de Rivoli, 75001 Paris
Métro : Palais Royal – Musée du Louvre. 
Entrée principale par la Pyramide.
Site internet - 01 40 20 53 17
.
Tarifs : 15 €. Gratuit – 26 ans pour les ressortissants de l'UE ou -18 ans hors UE.
Le billet donne accès aux collections permanentes et à toutes les expositions temporaires du Louvre et du musée Eugène-Delacroix.
Ouverture : tous les jours excepté le mardi : 9h-18h, mercredi et vendredi : 9h-21h45.
Libraires, boutiques, boutique jeunesse, cafés et restaurants.

L'un des plus anciens, des grands et des plus riches musées du monde, voilà la définition que l'on pourrait donner du Louvre. Musée depuis 1793, le Louvre rassemble des œuvres de l’art occidental du Moyen Âge à 1848, des civilisations antiques orientales, égyptiennes, grecques, étrusques et romaines, des arts graphiques et des arts islamiques.
Le Louvre est avant tout le joyau des rois de France et autres empereurs et présidents de la République. De la sombre forteresse de la fin du XIIe siècle à la pyramide de verre de Ieoh Ming Pei, inaugurée en 1989, nombreux sont ceux qui y ont régné et tous ou presque y ont laissé leur empreinte… Depuis la construction du palais des Tuileries, à quelques centaines de mètres, jusqu’à sa démolition en 1871, une succession d’agrandissements ont été entrepris afin de relier les deux résidences royales.


Histoire

A l'emplacement actuel du musée fut construit dès le XIIe siècle un puissant château fortifié marquant la limite de la cité médiévale. Il était utilisé comme arsenal militaire.
La "Salle Basse" est le seul vestige des intérieurs du Louvre médiéval (XIIIe siècle) mais sa fonction d'origine reste inconnue. Au cours des siècles suivants et notamment à cause de la guerre de 100 ans les fortifications furent poursuivis et développées. Mais peu à peu, absorbé par les nouveaux quartiers, le Louvre perd son rôle protecteur. À compter du XVIe siècle d'importants aménagements transforment cette sombre forteresse  en une somptueuse résidence royale. Des jardins sont créés et les intérieurs sont décorés de sculptures, de tapisseries et de boiseries. Mais l'histoire du Louvre prend un tournant définitif lorsque François Ier décide de s'installer à Paris en 1527. Le Louvre médiéval laisse alors place au Louvre Renaissance.

Du Louvre aux Tuileries

La construction à proximité du palais des Tuileries (1572) va accélérer le destin grandiose de cet ensemble architectural exceptionnel. Chacun des rois qui se succèdent aura pour but de relier les deux palais. En 1664, sous Louis XV, le centre du monument a déjà la physionomie que nous lui connaissons aujourd'hui.

En 1793 ouvre le Muséum central des Arts

Le Muséum central des Arts ouvre ses portes le 10 août 1793. Le palais devient alors musée. Dès lors il ne cessera de s'étendre dans les salles et les étages de l'édifice.
Dans un premier temps il s'enrichira des conquêtes de Napoléon (tableaux et sculptures antiques d'Italie) puis au cours du XIXe siècle s'ouvriront successivement : la galerie des sculptures modernes, le musée de la Marine, la galerie Espagnole Louis-Philippe, le musée Assyrien, les musées Mexicain, Algérien et ethnologique, le musée des souverains, le musée Napoléon III (collection Campana), les salles consacrées à Suse (Iran)… Parallèlement est achevée la liaison avec les Tuileries. Mais pendant les événements de la commune, en 1871, le palais des Tuileries, symbole de la royauté, est incendié par les Communards. Il fut définitivement détruit en 1883.

Enfin au XXe siècle les collections du musée occupent l'ensemble du bâtiment, même si au cours de la seconde guerre mondiale les collections furent évacuées et le musée momentanément fermé. Certaines collections sont également déménagées dans d'autres musées plus thématiques de la capitale (le musée de la marine au palais de Chaillot, les collections asiatiques au musée Guimet…). Le 30 mars 1989 est inaugurée la Pyramide de verre construite par Ieoh Ming Pei. Erigée au centre de la cour Napoléon, elle devient l’entrée principale du musée. En 1993 est ouverte l’aile Richelieu qui constitue son plus important agrandissement depuis sa fondation deux siècles plus tôt.


Présentation du musée

L’ancien palais des rois de France présente des collections de l’Occident et de l’Islam (jusqu’au milieu du XIXe siècle), des civilisations antiques qui les ont précédées et influencées ainsi qu’une sélection des arts d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Musée à vocation universaliste, il présente 35 000 œuvres, réparties en huit départements : antiquités orientales, antiquités égyptiennes, antiquités grecques, étrusques et romaines, arts de l'Islam, sculptures, objets d'art, peintures, arts graphiques. A ces collections s’ajoute une section consacrée à l’histoire du Louvre avec notamment, la base du donjon et les fossés médiévaux construits par Philippe Auguste en 1190.


Visiter le Louvre : les (nombreuses) possibilités

Visites guidées
Les visites guidées du Louvre (durée : 1h30) sont présentées par les conférenciers des Musées Nationaux. Vous pouvez découvrir les collections du musée à travers une sélection d'œuvres caractéristiques d'une période, d'un courant artistique ou d'un thème (il y en a 43 !). Il nous est impossible de les détailler ici. Mais si c’est votre première visite au Louvre, le circuit "Chefs d’œuvre du Louvre" vous permet de découvrir les œuvres les plus célèbres.
 En plus de ces circuits, le Louvre organisent des visites plus originales. Ces visites conférences développent un thème particulier de l’histoire de l’art, une période, un genre ou encore un artiste. La promenade architecturale permet de comprendre les diverses facettes du Louvre. Quant à la promenade musicale, elle vous entraînera devant les œuvres pour un dialogue entre peinture et musique.

Le Louvre en famille
D'apparence fastidieuse pour les enfants, tout est mis en œuvre pour que la découverte du musée soit passionnante pour tous. Ainsi le musée propose des activités pour les enfants et les familles, initiations aux techniques artistiques, programmation spécifique à l’auditorium, guide multimédia…
Mais surtout, le dimanche et pendant les vacances scolaires, un animateur vous propose 30 minutes d'astuces et de conseils pour découvrir les œuvres en s'amusant avant de vous lancer à l’assaut du musée. Une bonne introduction à l’art pour petits et grands. A partir de 6 ans. Service gratuit.
 Autres services gratuits pour les familles : des poussettes, des porte-bébés, des fauteuils roulants et des sièges pliants sont disponibles à la banque d’information centrale.

Les ateliers et visites pour les enfants
Pour les enfants de 4 à 13 ans, le musée propose des ateliers de peinture, modelage, photographie… pour s'initier aux techniques artistiques ou mieux connaître les civilisations. Des ateliers pour toute la famille sont également proposés (à partir de 6 ans). Ils permettent de s’initier à des techniques artistiques tout en découvrant les collections du musée.

Les parcours
Pour les enfants la visite du musée se fait à l’aide d’une mallette pédagogique le long des parcours thématiques : sculptures et techniques, rôle de la lumière dans un tableau...


Exemple de circuit thématique
Le parcours "chefs-d’œuvre du musée" vous invite à la découverte de 12 œuvres majeures du musée.

Vestiges des fossés du Louvre, de Philippe Auguste et de Charles V
Vers 1200, craignant une invasion anglaise, Philippe Auguste construit un château fortifié à la lisière de la ville (voir "Histoire du Louvre").  Lorsque François Ier décide de construire un palais dans le style Renaissance, la forteresse est rasée. Parfaitement conservés sous la cour Carrée, les vestiges des fossés sont mis au jour lors de fouille dans les années 1980 et présentés au public à partir de 1989.

"Le Grand sphinx de Tanis" (département des Antiquités égyptiennes).
C'est sous l'impulsion de Champollion (qui déchiffra les hiéroglyphes) que fut acquise cette statue en 1826. Sculptée il y a plus de 4000 ans, mêlant images du lion et du roi, cette œuvre monumentale est un chef-d'œuvre technique et artistique majeur.

Aphrodite, dite "Vénus de Milo"
Il s'agit ici d'une représentation d'Aphrodite, déesse grecque de l'amour et de la beauté datant d'environ 100 ans av. J.-C. Son visage impassible, sans émotion et ses proportions idéales représentent ainsi la beauté des Dieux. L'idéal féminin, la quête de la Beauté absolue. Communément appelé  "la Vénus de Milo", son nom provient simplement du nom de l'île grecque d'où elle fut exhumée en 1822. Un véritable chef-d'œuvre intemporel.

"La Victoire de Samothrace"
Découverte brisée en 1863 sur l'île de Samothrace, cette statue représente la déesse grecque de la victoire : Niké. Elle aurait été réalisée aux environs du IIe siècle av. J.-C.  Elle était visible de loin par les navires et leur apportait la protection des dieux. Ses proportions, sa gestuelle, la mise en scène, les draperies claquant au vent expriment une recherche de réalisme d'une grande sincérité.

"Le Serment des Horaces" (1785)
Cette toile est tout simplement le chef-d'œuvre de la peinture néoclassique. Réalisé par Jacques Louis David, la peinture retrace un épisode de la vie des fils Horaces, il y a plus de 2000 ans. La lumière, la mise en scène, le décor, l'intensité du rendu sont d'un tel réalisme que le peintre semble être spectateur de la scène qu'il décrit.

"Sacre de l'empereur Napoléon Ier" et couronnement de l'impératrice Joséphine
Napoléon Bonaparte commande cette toile à David pour immortaliser son couronnement à Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804. Il fallut trois ans à l'artiste pour terminer son œuvre. La scène se déroule dans le chœur de la cathédrale dans une mise en scène grandiose. La restitution de la réalité n'était pas la première volonté de Napoléon, la scène semble romancée : sa mère est présente alors que ce jour-là elle était absente car fâchée avec son fils, la beauté de Napoléon et Joséphine est largement exagérée et ne reflète pas non plus la réalité. L'artiste, diplomate, s'est arrangé de certaines vérités pour servir les desseins politiques de l'Empereur. Les éclairages sont saisissants et le sens du détail poussé à son paroxysme.

Une Odalisque, dite "La Grande Odalisque" (1814)
Ce nu féminin d'Ingres relate sa passion pour l'Orient, ici sublimée par une femme de harem. Thématique récurrente dans son œuvre globale, il n'hésite pas à s'affranchir de détails réalistes, ainsi vous remarquerez que les proportions de l'odalisque ne reflètent pas la réalité anatomique et les proportions d'un corps. Mais ce qui importe le plus à Ingres ce sont les courbes sensuelles qu'il souhaite retranscrire dans sa peinture. Trop avant-gardiste pour l'époque, il inspira en revanche de nombreux peintres et artistes modernes comme Picasso.

"Les Noces de Cana"
On doit cette monumentale toile à Véronèse, brillant peintre de Venise du XVIe siècle. Il déroule ici le premier miracle du Christ lors des noces de Cana. Relocalisé dans un décor vénitien de son temps, cette toile émerveille par l'utilisation des couleurs, des contrastes et de la mise en perspective. À droite au premier plan on aperçoit un personnage versant de l'eau changée en vin, les deux personnages derrière lui constatent ce miracle. Vous remarquerez la richesse des apparats et de la vaisselle alors que cet épisode de la Bible est censé se passer chez des gens très modestes.

"La Joconde"
Léonard de Vinci réalise ici une de ses plus remarquables oeuvres. Sa technique picturale exceptionnelle, les jeux  de lumières, les contours, la perspective aérienne, sont maîtrisés à la perfection. Cependant le vieillissement de la toile a singulièrement terni les couleurs chatoyantes utilisées par l'artiste. Elle représente la femme idéale, d'une beauté platonique. Il s'agit probablement du portrait, commencé à Florence entre 1503 et 1507, de Monna (" Madame ") Lisa Gherardini del Giocondo, épouse de Francesco del Giocondo

"Le Radeau de la Méduse"
Théodore Géricault est un précurseur de l'esprit critique appliqué à l'art. Le naufrage de la méduse est bien une métaphore d'un gouvernement politique et de son capitaine à la dérive. Lorsqu'il fut présenté pour la première fois en 1819 ce tableau fit scandale. Vous remarquerez en particulier l'énorme vague qui se prépare à engloutir les rescapés de ce radeau si instable. À l'opposé de la vague destructrice on peut deviner la silhouette d’Argus (géant) qui leur portera secours. Au moment de la capture de cette instantanée on ne sait pas encore quel sera leur destin...

"La Liberté guidant le peuple" (28 juillet 1830)
Eugène Delacroix relate ici un épisode de l'histoire de France : les émeutes révolutionnaires de juillet 1830. Les volontés de liberté et de République sont ici exprimées. L'allégorie de la République, coiffée du bonnet phrygien, brandissant un drapeau tricolore, mène le peuple vers le pouvoir. Ce tableau  fit scandale, non pas pour sa prise de position politique, mais par la représentation même de la République. Cette femme dévêtue qui guide les hommes est bien loin des représentations allégoriques de la femme parfaite et de la Beauté préconisée par les peintres de l'époque. A l’arrière plan, derrière les barricades, on peut identifier les tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

"Captifs" (1513)
Ces sculptures appartiennent à un ensemble dont les autres statues sont conservées au musée de l'Académie de Florence. Réalisées par Michel Ange, elles devaient composer une fresque monumentale destinée à orner le tombeau du pape Jules II. Finalement ce projet n'ira pas son terme. On peut remarquer leur inachèvement dans les nombreuses traces d'outils ou encore la main de l'esclave rebelle encore prisonnière du marbre.


Musée des Arts Décoratifs
107 Rue de Rivoli, 75001 Paris
Site internet - Tél : 01 44 55 57 50.
Métro : Tuileries.
Plusieurs musées sont présents sur un même lieu, on les appelle les Musées 107 (musée des Arts Décoratifs, musée de la Mode et du Textile, musée de la Publicité).
Tarif plein/ réduit : 11 €/ 8,50 €. Gratuit – 18 ans (pour les collections permanentes)
Ouvert de mardi à dimanche : 11h-18h, le jeudi jusqu'à 21h. Fermé le lundi.
Audioguide inclus dans le prix d'entrée. Prêt fauteuil roulant. Handicap visuel : visites tactiles. Médiathèque multimédia.

Le Musée des Arts Décoratifs présente un panorama complet des courants artistiques décoratifs du Moyen-Âge à nos jours. Il réunit les productions des plus grands artistes, artisans et créateurs, qu’ils soient ébénistes, orfèvres, céramistes, verriers ou designers.


Le Jardin des Tuileries
Place de la Concorde, 75001 Paris
Métro : Tuileries Concorde.
Ouvert tous les jours. Avril, mai et septembre : 7h-21h. De juin à août : 7h-23h. D'octobre à mars : 7h30-19h30.
Des visites gratuites du jardin sont organisées de mars à décembre, le dimanche à 15h30 devant l’arc de Triomphe du Carrousel du Louvre. Durée 1h15.

Très beau jardin composé de nombreuses statues de style antique ou moderne, de jardins à la Française, de bassins, d’un labyrinthe végétal. Avec son art paysager, ses perspectives et ses sculptures, ce jardin vous offre un cadre idéal pour faire une pause lors de votre visite du Louvre tout proche.

C’est à cet emplacement que Catherine de Médicis fit construire le Palais des Tuileries en 1564. A cette époque le palais possède déjà un somptueux jardin. Un siècle plus tard, l'architecte paysagiste Le Nôtre les redessine à la Française et ouvre une perspective vers l'ouest qui deviendra plus tard les Champs-Élysées. Au XIXe siècle, suite à la destruction du palais, est créé le jardin du Carrousel. La réalisation de ces jardins modifie sensiblement l'organisation urbaine de la cité, marquant la perspective du Grand Axe qui s'étend aujourd'hui du Louvre à la Grande Arche de la Défense. L’Arc de Triomphe du Carrousel, achevé en 1808 fut réalisé sur le modèle de l’arc romain de l’Empereur Septime Sévère. Ses bas-reliefs relatent les victoires de Napoléon lors des campagnes de 1805.

Le jardin des Tuileries offre plusieurs possibilités de jeux et d’animations aux enfants : petits bateaux, trampolines, manège de chevaux et une fête foraine en juillet et août.


Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries, 75001 Paris
Site internet - Tél : 01 44 50 43 00
.
Métro : Concorde.
Ouvert tous les jours excepté le mardi : 9h-18h.
Tarif plein/ réduit : 9 €/ 6,50 €. Gratuit – 26 ans pour les ressortissants de l'UE ou -18 ans hors UE.

Composé de deux collections majeures, les Nymphéas de Claude Monet et la collection Walter-Guillaume, le musée recèle également des chefs d’œuvre de l’art moderne, de Renoir à Picasso.


Les Nymphéas

Les Nymphéas sont l'expression et l'aboutissement de la pensée artistique de Claude Monet. Projet fou d'un peintre qui voulait explorer toutes les variations de la lumière dans son jardin de Giverny (Normandie).

La collection Walter-Guillaume

La Collection est un ensemble unique de créations classiques-modernes et impressionnistes du début du XXe siècle.

8e Arr.

Le 8e arrondissement de Paris poursuit la grande perspective percée depuis le Louvre par la place de la Concorde et se poursuit, à l'extérieur du périmètre classé, par les Champs Elysées qui s'ouvrent royalement sur l'Arc de Triomphe.


 

Place de la Concorde
75008 Paris
Métro : Concorde

Tour à tour place Louis XV en 1755, puis place de la Révolution, et enfin place de la Concorde, elle symbolise la réconciliation et la concorde nationale. Il s'agit de la plus grande place de Paris, elle deviendra juste après la Révolution un lieu d'exécution publique courue. Louis XVI, Marie-Antoinette, Danton et Robespierre y furent guillotinés. C'est au milieu du XIXe siècle qu'elle prendra la physionomie actuelle et que sera dressé, par Louis-Philippe, l'obélisque offert par le pacha (vice-roi) d'Égypte. Vieux de 3300 ans, cet obélisque monumental recouvert de hiéroglyphes, érigé en 1836 mesure 23 m de haut. Il mit quatre ans pour venir de Louxor ! Deux fontaines monumentales parées de sirènes et de poissons dorés ornent la place : la Fontaine des Mers et la Fontaine des Fleuves, célébrant la navigation maritime et fluviale. Elle est également composée de huit statues représentant huit villes françaises. Situé au pied de l'avenue des Champs-Élysées, elle est aujourd'hui bordée de prestigieux hôtels et respecte le plan d’urbanisme et la perspective allant des Tuileries à l'Arc de Triomphe.
S’illuminant à la tombée de la nuit, la prestigieuse place devient alors un des symboles de la Ville Lumière.


Eglise de Sainte Marie Madeleine
Place de la Madeleine, 75008 Paris
Site internet  - Tél : 01 44 51 69 00.
Métro : Madeleine
Ouverte tous les jours : 9h30-19h.

Elle représente un sanctuaire où sont vénérées les reliques de Sainte Marie-Madeleine, témoin de la résurrection du Christ et qui annonça la nouvelle aux apôtres.
La première église dédiée à Sainte Marie-Madeleine date de 1492. La reconstruction d’une église fut décidée en 1757, et fut achevée en 1842. Son aspect fait plus penser à un temple grec antique qu'à une église. Il faut dire qu'au cours de sa construction Napoléon en avait fait un Panthéon à la gloire de la Grande Armée. Très loin des standards des églises de l'époque, elle n'a ni croix, ni clocher extérieur mais de nombreuses colonnes corinthiennes et deux portes monumentales. L'édification de ce monument s'inscrivait dans le vaste plan global d'aménagement de l’ouest de la capitale, et notamment de la place de la Concorde. Magnifique orgue de Cavaillé-Coll. Concerts en nocturne.


Petit Palais - Musée des Beaux Arts
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
Site internet - Tél : 01 53 43 40 00.
Métro : Champs-Élysées - Clemenceau
Ouvert tous les jours excepté le lundi : 10h-18h. Entrée libre et gratuite. Audioguide.
Activités pédagogiques pour les enfants et les familles : visites-découverte, ateliers, initiation à l’art, contes.
 Public handicapé : visites en langue des signes ou lecture labiale, visites tactiles.

Le Petit Palais est un joyau d'architecture de la fin du XIXe siècle. Construit comme son voisin le Grand Palais, pour l'Exposition Universelle, il abrite aujourd'hui le musée des beaux-arts de la Ville de Paris. Outre le charme indéniable du bâtiment, c’est la décoration intérieure qui surprend le visiteur. Composé de peintures et de sculptures réalisées au début du XXe siècle et célébrant l'Art et la Ville de Paris, il a fallu 20 ans pour achever sa décoration. Le vestibule d'entrée est décoré de quatre panneaux : la Mystique, la Plastique, la Pensée, la Matière. Dans les Grandes Galeries, l'histoire de Paris est illustrée, de l'Antiquité à la Révolution Française. Une autre fresque relate le Paris moderne. La décoration des plafonds des pavillons célèbre le triomphe intellectuel et celui de la femme. La coupole Dutuit retrace l'histoire de l'art français, elle est ornée de portraits d'artistes et de leurs œuvres. Vous remarquerez également la beauté des vitraux au niveau de la rotonde d'entrée ainsi que l'important pavement de mosaïque réalisé par Facchina, célèbre mosaïste Italien. Enfin, le jardin intérieur invite à faire une pause bien méritée au milieu des figures féminines symbolisant les saisons.

Les collections du musée s'étalent de l'Antiquité au XXe siècle et présentent une grande diversité d'œuvres : peintures, sculptures, objets d'art… Les collections antiques et médiévales côtoient les œuvres de la Renaissance française et italienne ou la peinture flamande et hollandaise. Magnifique collection de tableaux français du XIXe siècle rassemblant des toiles des plus grands artistes de l'époque (Delacroix, Monet, Sisley, Renoir, Toulouse-Lautrec, Courbet…).


Le Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris
Site internet - Tél : 01 44 13 17 17
.
Métro : Champs-Élysées - Clemenceau.
Tarifs variables en fonction des collections.
Ouvert tous les jours excepté le mardi : 10h-20h. Mercredi : 10h-22h.

Le Grand Palais fut érigé pour l'Exposition Universelle de 1900, il représente la vitrine des arts et témoigne de la vitalité de la création contemporaine sous toutes ses formes (expositions, événements culturels, concerts, marché de l'art…). Son architecture, de fer et de pierre, impressionne particulièrement par la monumentale verrière de sa nef, la plus grande d'Europe. Le monument héberge également le palais de la Découverte et les Galeries Nationales, présentant ainsi d'autres formes de créativité : culturelle, scientifique et technique.
Parcours "jeu en famille" composé de questions pour les enfants et les parents. Une façon originale et ludique de découvrir ce merveilleux bâtiment.


Palais de la Découverte (en famille)
Avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris
Site internet - Tél : 01 56 43 20 20.
Métro : Champs-Élysées - Clemenceau.
Tarif plein/ réduit : 9 €/ 7 €. Gratuit – 3 ans.
Ouvert tous les jours excepté le lundi. Mardi à vendredi : 9h30-18h, samedi jusqu'à 19h ; Dimanche et jours fériés : 10h-19h. Activités pédagogiques.

Situé derrière le Grand Palais. Le palais de la Découverte est à la fois un centre scientifique et un musée de vulgarisation à destination des plus jeunes. Il présente des expositions permanentes et temporaires ainsi qu'un planétarium abordant les domaines de l'astronomie, de l'astrophysique, des sciences de la vie, de la physique, de la chimie et des mathématiques. Les enfants peuvent participer aux ateliers et assister aux conférences des scientifiques au cours desquelles ils réalisent des expériences.


Dans les environs

Les Champs Elysées (hors périmètre classé)

Qui ne connaît pas celle qui est surnommé "la plus belle avenue du monde" qui relie la place de la Concorde à l'Arc de Triomphe ? L'aménagement de ces allées débute sous Louis XIV. On les doit à André Le Nôtre, architecte paysager qui réalisa les jardins du château de Versailles. Mais c'est à partir du XIXe siècle que les Champs-Élysées vont prendre leur essor et devenir un quartier composé d'hôtels particuliers luxueux et de beaux jardins à proximité de la place de la Concorde, entre le Grand Palais et le palais de l'Élysée, résidence des présidents de la République Française. Les jardins, aménagés à l'anglaise en 1859, sont éclairés par des candélabres. Ses fontaines et ses bosquets en font alors un lieu de promenade privilégié. Aujourd'hui l'avenue est bordée de palaces prestigieux, d'enseignes de prêt-à-porter, de restaurants, de cinémas, et de grandes entreprises. Devenant ainsi le temple de la consommation haut-de-gamme.


Arc de Triomphe (hors périmètre classé)
Place Charles de Gaulle, 75008 Paris
- Tél : 01 55 37 73 77
.
Métro : Charles de Gaulle - Étoile.
Tarif plein/ réduit : 12 €/ 9 €. Gratuit – 26 ans pour les ressortissants de l'UE ou - 18 ans pour les ressortissants hors UE
Ouvert tous les jours. D'avril à septembre : 10h-23h. D'octobre à mars : 10h-22h30.  Labélisé Tourisme et Handicap et Monument National.

L'Arc de Triomphe est terminé en 1836 sous Louis-Philippe. Il est dédié aux armées de la Révolution et de l'Empire. Son architecte (Jean-François Chalgrin) s'est inspiré de l'arc antique de Titus mais dans des proportions monumentales : 50 m de hauteur et 45 m de longueur. À son pied, la flamme du souvenir rappelle la présence de la tombe du soldat inconnu, inhumé ici en 1921. Dès le XIXe siècle l'Arc de Triomphe devient un symbole national et des grandes manifestations patriotiques s’y déroulent. Les sculptures qui l'ornent sont l'œuvre d'artistes de grande renommée : Cortot, Etex et Rude.

16e Arr.

Le 16e arrondissement de Paris est réputé pour ses boutiques de luxe et ses hôtels particuliers somptueux. La partie de cet arrondissement qui fait partie du périmètre classé se concentre autour de l'esplanade du Trocadéro et regroupe de nombreux musées. Ici c'est l'architecture monumentale de la première partie du XXe siècle qui s'exprime. C'est également depuis là qu'on profite de la plus belle vue sur la Tour Eiffel.


 

Palais de Tokyo (1937)
13 Avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Site internet - Tél : 01 81 97 35 88.
Métro : Iéna et Alma-Marceau.
Tarif plein/ réduit : 10 €/ 8 €. Gratuit – 18 ans.
Ouvert tous les jours excepté le mardi : 12h-minuit.

Le Palais de Tokyo, abrite le Musée d’Art Moderne et le Site de la création contemporaine. Ce dernier est un centre culturel s’intéressant à la scène émergente, interdisciplinaire et contemporaine sous diverses formes. Rénové en 2012, le Palais de Tokyo est devenu l’un des plus grand centre européen d'art contemporain.


Musée d’Art Moderne

11 Avenue du Président Wilson, 75016 Paris
Site internet - Tél : 01 53 67 40 00.
Métro :  Iéna ou Alma-Marceau.
Collections permanentes gratuites.
Ouvert du mardi au dimanche : 10h-18h. Le jeudi : 10h-22h.

Le musée d'Art moderne, créé en 1937, est situé dans une aile du palais de Tokyo. La collection illustre les différents courants de l'art français et européen du XXe siècle en particulier à partir des années 1950, rendant ainsi hommage aux grandes figures de l'art contemporain (Picasso, Gris, Matisse, Giacometti, Braque ou Klein). Il s’ouvre également à toutes les tendances de l’art non figuratif et aux artistes de la nouvelle génération. Les formes de création présentées sont diverses : peinture, sculpture, photographie, vidéo… Collections temporaires de qualité.


Place du Trocadéro

La place du Trocadéro offre une vue remarquable sur la tour Eiffel. Organisé autour de la fontaine de Varsovie bordée de jardins à l'anglaise, délimité par les courbes majestueuses du palais de Chaillot, c'est un endroit privilégié pour se ressourcer et se promener au milieu de sculptures et d'arbres centenaires. C'est également le rendez-vous des rollers et des skateurs. La fontaine de Varsovie, qui trône au milieu du jardin, offre un spectacle permanent grâce à ces canons à eau. La fontaine est ornée de sculptures : chevaux dorées, tête de taureau, "l'homme" de Traverse et "la Femme" de Bacqué.


Palais de Chaillot
Place du Trocadéro, 75016 Paris
Métro : Trocadéro.

Construit pour l'Exposition Universelle de 1937, le palais de Chaillot est composé de deux pavillons entourant l'Esplanade des Droits de l'Homme. Il abrite plusieurs sites culturels : Le Musée des Sciences Naturelles de l’Homme (actuellement fermé), La Cité de l’Architecture et du Patrimoine, le Musée de la Marine et le Théâtre National de Chaillot.


Cité de l’Architecture et du Patrimoine
1 Place du Trocadéro et du 11 Novembre, 75016 Paris
Site internet - Tél : 01 58 51 52 00.
Tarif plein/ réduit pour l'accès aux collections permanentes : 8  €/ 6 €. Gratuit - 26 ans pour les ressortissants de l'UE ou - 18 ans pour les ressortissants hors UE.

Ouverte tous les jours excepté le mardi : 11h-19h. Jeudi : 11h-21h.
Visite guidée, conférences et ateliers possibles.

Le musée vous invite à un voyage dans l’histoire de l’architecture française depuis le XIIe siècle : moulages d’architecture, de peintures murales et d’un panorama architectural (XIXe et XXe siècle). Parcours interactif.


Musée national de la Marine
17 Place du Trocadéro, 75016 Paris
Site internet - Tél : 01 53 65 69 53.
Métro : Trocadéro.
Tarif plein/ réduit pour les collections permanentes : 8,50 €/ 6 €. Gratuit - 26 ans pour les ressortissants de l'UE ou - 18 ans pour les ressortissants hors UE.

Audioguide inclus.
Ouvert tous les jours excepté le mardi : 10h-18h.
Labélisé "Tourisme et Handicap".


Le musée de la marine fut créé sous Louis XV. Il s'agit de l'un des plus anciens et des plus complets musées consacrés à cette thématique au monde. Il regroupe de nombreuses maquettes retraçant l'évolution de l'histoire maritime, d'objets (figures de proue, peintures), d'instruments de navigation et des pièces de grande valeur. Musée très intéressant et instructif que vous soyez marin émérite ou marin d'eau douce !


Musée de l’Homme
17 Place du Trocadéro, 75016 Paris
Site internet - Tél : 01 44 05 72 72.
Tarif plein/ réduit des expositions temporaires : 10 €/ 8 €. Gratuit - 12 ans.
Ouvert tous les jours excepté le mardi : 10h-18h, le mercredi jusqu'à 21h.

Au programme : un grand voyage dans le temps depuis l’apparition de l’homme — il y a 150 000 ans — jusqu’à aujourd’hui dans un espace entièrement repensé.


CinéAqua (en famille)
5 Avenue Alrbert de Mun, 75016 Paris
Site internet - Tél : 01 40 69 23 23.
Métro :  Trocadéro et Iéna.
Tarif plein/ réduit : 20,50 €/ 16 € / 3 - 12 ans : 13 €. Gratuit – 3 ans.
Ouvert tous les jours : 10h-19h.
C'est l'aquarium de Paris mais également lieu de création d’un studio d’animation et de manga. Ateliers pour les petits.


Pont d'Iéna
Il relie la tour Eiffel et le Trocadéro.

C'est Napoléon qui décide sa construction en référence à la bataille d'Iéna remporté en 1806. Il est achevé en 1814. Il permet alors de relier l'école militaire à la rive droite de la Seine. Aux deux extrémités du pont, quatre chevaliers en ouvrent l'accès. Sur la rive gauche : un gaulois et un romain, sur la rive droite : un arabe et un grec. Au début du XXe siècle il fut élargi et consolidé. Sur les piles du pont, des tympans sont ornés d'aigles impériaux.

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