Le Château

Au cours de votre visite vous découvrirez l'exceptionnelle collection de 60 000 œuvres. Couvrant de très larges domaines, elle reflète l'histoire du château : d'abord résidence des souverains puis musée dédié à toutes les gloires de la France.

Infos Pratiques

Château de Versailles
Place d'Armes, 78000 Versailles
Site internet - Tél : 01 30 83 78 00.


Tarifs
Vous pouvez acheter vos billets à l’avance sur le site internet du château (cela permet d'éviter les files d'attente). Les différentes options :

Le Passeport
Tarif : 20 €. Gratuit – 26 ans, ressortissants de l'UE ou - 18 ans pour les ressortissants hors UE.
Audioguide compris dans le prix du billet. A la location : 1 € pour les personnes bénéficiant de la gratuité.
Attention : Tarif spécial à 27 € les jours de Grandes Eaux Musicales et jardins musicaux (voir "Agenda").
Formule la plus complète, elle vous donne accès à l'ensemble des circuits libres de visite : château, châteaux de Trianon, Domaine de Marie-Antoinette, expositions temporaires, jardins et  galerie des carrosses.

Billet Château
Tarif plein/ réduit : 18 €/ 13 €. Gratuit – 26 ans, ressortissants de l'UE ou - 18 ans pour les ressortissants hors UE.
Audioguide compris dans le prix du billet. A la location : 1 € pour les personnes bénéficiant de la gratuité.
Ce billet donne accès au château, aux expositions temporaires, au jardins et à la galerie des carrosses.

Billet Châteaux de Trianon et Domaine de Marie-Antoinette
Tarif plein/ réduit : 12 €/ 8 €. Gratuit – 26 ans, ressortissants de l'UE ou - 18 ans pour les ressortissants hors UE.

Visite des jardins et du parc
Jardin : Accès gratuit hors jours de Grandes eaux musicales et Jardins Musicaux.
Parc : Gratuit tous les jours pour les piétons ou cyclistes.
Droit d'entrée de 6 €/voiture de mars à octobre.


Horaires d'ouverture
Le château
Ouvert du mardi au dimanche. Avril à octobre : 9h-18h30. Novembre à mars : 9h-17h30. Fermé le lundi.
Domaine de Marie-Antoinette
Ouvert du mardi au dimanche. Avril à octobre : 12h-18h30. Novembre à mars : 12h-17h30. Fermé le lundi.
Les Jardins (petit parc) et le grand parc
Ouverts tous les jours. Avril à octobre, jardins : 8h-20h30, parc : 7h-20h30. Novembre à mars, jardins et parc : 8h-18h.
Pour les voitures dans le parc :
Entrée par le Boulevard de la Reine. Ouverts tous les jours. Avril à octobre : 7h-19h. Novembre à mars : 8h-18h.

Bon plan : choisir son jour de visite
Pour essayer d’éviter l'attente venir le mercredi ou jeudi (hors vacances scolaires) mais surtout pas le mardi, jour où la plupart des autres monuments ou musées de Paris sont fermés.

Tourisme et Handicap 
Pour préparer votre visite, contactez le Bureau des publics spécifiques au tél : 01 30 83 75 05. L’accès se fait aux entrées B et H. Location de véhicules électriques accessibles aux personnes à mobilité réduite. Ils permettent de se promener sur cinq parcours au départ de la Terrasse Sud (32 € /h). Renseignements, tél : 01 39 66 97 66.


A savoir
Les poussettes d’enfant et les porte-bébés avec armatures métalliques ne sont pas autorisés dans les salles. Prévoir un sac kangourou (ventral) pour les bébés. Consigne gratuite. Nombreuses librairies, boutiques et lieux de restauration voir "se restaurer au château").



Visites libres
Avec audioguide
en 11 langues
Avec les applications gratuites à télécharger sur GoogleStore ou AppStore "Château de Versailles" ou "Les Jardins de Trianon". En français et en Anglais.

Visites commentées
Tarif : 7 €. Gratuit - 10 ans.
Deux types de visites : visites-conférences ou visites-thématiques, vous sont proposées. Vous pouvez réserver votre billet sur le site internet du château ou bien le jour même, sur place, directement au bureau des visites (aile des Ministres Nord).
Visite-conférence : les écuries et la galerie des grands carrosses ou Louis XIV à Versailles.
Visite des appartements privés de Louis XV et de Louis XVI, de l’Opéra ou de la Chapelle Royale.
Visite des appartements des filles de Louis XIV
Visite du domaine de Marie-Antoinette: Petit Trianon et le Théâtre de la Reine, rendez-vous directement au Petit Trianon.
Visites thématiques pour approfondir un sujet lié à l'histoire ou à l'art à Versailles (exemples : lieux cachés, Versailles à travers les siècles, LouisXIV, Napoléon et de Gaulle à Versailles, jardins et bosquets...).


Versailles en famille
Le château de Versailles offre de nombreuses possibilités pour une journée en famille.

Audioguides pour les enfants
Pour profiter et découvrir librement le château de Versailles tout en s’amusant, les enfants peuvent, à partir de 8 ans, disposer d’une version de l’audioguide adaptée.

Livrets-jeux
Pour visiter les expositions en s'amusant, de nombreux livrets-jeux pour tous les âges sont disponibles aux points informations du Château ou à télécharger au préalable sur le site internet du château.

Applications
Applications gratuites à télécharger sur GoogleStore ou AppStore dès 8 ans : "Enigmes à Versailles", "Jardins de Versailles", "Châteaux et Jardins du Trianon".

Activités pour les enfants
Pendant les vacances scolaires et le mercredi après-midi, de nombreuses activités à destination du jeune public et des familles sont proposées : visites guidées, ateliers, activités en famille, etc. Si ces activités vous intéressent, il est nécessaire de s’inscrire auprès du Bureau des activités éducatives (tél : 01 30 83 78 00).

Visites en famille (durée : 1h30)
Tarifs : adulte 7 € en plus du droit d'entrée, de 10 à 25 ans : 7 €, gratuit - 10 ans.

Secrets de Famille (activité en famille)

La journée du Roi (visite à partir de 6 ans)

Si Trianon m’était conté… (visite à partir de 6 ans)


Sur les pas de la Reine à Trianon (visite à partir de 6 ans)

Promenons-nous chez le Roi (visite à partir de 6 ans)

Mimer l'histoire, interpréter les saisons (visite à partir de 5 ans)

Il était une fois les carrosses ( viste à partir de 5 ans)

Reine et Princesse (visite à partir de 5 ans)

Début de la visite

On accède au château par la place d'Armes. Une fois la grille d'honneur franchi le château se dévoile depuis la cour d'honneur. À droite et à gauche les ailes des ministres se répondent. Dans l’aile de gauche se trouve la billetterie. Derrière la magnifique grille royale décorée de feuilles d'or s'ouvre la cour royale, encadrée de chaque côté par les ailes Nord, construite par l'architecte Le Vau, et celle du Midi, bâtie un siècle plus tard par Gabriel. Au fond, les parties les plus anciennes du château, datant de Louis XIII, s'organisent autour de la cour de marbre.


La Chapelle royale (1710)

Imaginée par Hardouin-Mansart, elle est dédiée à Louis IX. Achevée en 1710, Louis XIV n'aura connu cette chapelle qu'au cours des cinq dernières années de sa vie. Les rois de France sont par tradition les élus de Dieu et son représentant sur terre, c’est la monarchie de droit divin. La configuration et l’ornementation de la chapelle rappellent cette idée. Ainsi, la passion du Christ, la Résurrection puis la descente du Saint Esprit qui inspire les actions du roi sont abordées dans un cycle savamment élaboré et magnifiquement exécuté. Le roi assistait à la messe depuis la tribune royale en compagnie de sa famille tous les jours à 10 h.
Lors du circuit des "Grands Appartements", on ne fait que l’apercevoir. Pour la visiter entièrement, il faut opter pour le circuit "Les Petits Appartements de Louis XV – Louis XVI" en visite commentée.


La Galerie de l'Histoire du Château (fait partie du Musée de l’Histoire de France)

La galerie de l'histoire du château fait partie du musée de l'Histoire de France. C'est ici que débute la visite du château et le circuit des Grands Appartements. Cette succession de pièces permet une introduction idéale à l'histoire du château. Organisées de façon à la fois thématique et chronologique, elles évoquent les grandes étapes de la création et de la transformation du château à travers des œuvres issues des collections de Versailles, reproductions, maquettes, films 3D.

Si Versailles m'était conté - salle 1
Cette salle présente une maquette du château actuel, un arbre généalogique de la dynastie des Bourbons ainsi qu'un film en 3D retraçant les évolutions du château, de Louis XIII à la Révolution.

Le premier Versailles - salle 2
Ici sont évoqués les séjours de Louis XIII et ceux du jeune Louis XIV jusqu’en 1668 (avant son installation définitive), comme lieu de fêtes et de spectacles de la cour.

Le palais du Soleil - salle 3
Cette salle présente la première phase des travaux menés par l'architecte du roi Louis Le Vau sous Louis XIV. (1668 -1678).

Versailles, siège de la monarchie absolue - salle 4
La salle suivante évoque la deuxième tranche des travaux menés par l'architecte Hardouin-Mansart de 1682 à 1715.

Versailles au siècle des Lumières - salle 5
Les aménagements de Louis XV et Louis XVI (1715-1789).

Les jardins de Versailles - salle 6
A partir de cette salle, sont évoqués les jardins et le parc. Le film "Des jardins aux châteaux de Trianon" est une introduction qui permet de comprendre l’exceptionnelle beauté du domaine.

Parterres et bosquets - salle 7
Aussi important que le château lui-même, les jardins furent sublimés par André Le Nôtre. Cette salle retrace les aménagements et les chefs d'œuvres réalisés par le jardinier du roi.

Le Domaine de Versailles - salle 8
Cette salle présente le grand parc qui va bien au-delà des jardins et du premier parc clos. Son périmètre est d'environ 43 km ! C'est dans ce vaste espace que les rois s'adonnaient à la chasse. Maquette.

Après la Révolution, quel avenir pour Versailles ? - salle 9
Le film en 3D qui est présenté dans cette salle retrace l'histoire du château, de la Révolution à nos jours.

La création du musée de l'histoire de France - salle 10
Comme son nom l'indique, cette salle est consacrée à la création du musée "dédié à toutes les gloires de France", créé par Louis-Philippe en 1837.

Le renouveau de Versailles - salle 11
Enfin cette dernière salle insiste sur la place prépondérante qu'a tenue le château dans l'histoire au XXe siècle.

Ensuite accès au 1er étage vers les Grands Appartements.


Appt. du Roi

Le Grand Appartement du roi (1668) est composé de sept salons de parade, c'est ici que les décisions importantes étaient prises. Qu’il s’agisse des peintures, du mobilier, des boiseries ou des tentures, cet ensemble de salons est somptueusement décoré selon le modèle des palais italiens de l'époque. Construit par Le Vau et décoré par Le Brun, il fait référence au mythe solaire revendiqué par le Roi-Soleil. Ouvert à tous en journée, il était réservé trois soirs par semaine à la cour, c'est ce que l'on appelle "les soirs d'appartement ".
Avant d accéder au salon d'Hercule, sur la gauche on peut à nouveau admirer le haut de la chapelle royale.


Le salon d'Hercule (1712)

Le salon d'Hercule, le plus vaste des appartements du roi, est aménagé à l'emplacement de l'ancienne chapelle royale qui servit de 1682 à 1710. Les travaux durèrent jusqu'en 1736 car interrompu un temps suite au décès de Louis XIV. Il est orné dès 1712 par le chef-d'œuvre de Véronèse : "le repas chez Simon le Pharisien" (1570), situé face à la cheminée et offert par la République de Venise en 1664. La décoration du salon fut complétée plus tard par un autre tableau de Véronèse : Rebecca et Éliézer, situé au dessus de la cheminée. Les cadres de ces deux tableaux furent sculptés par Jacques Verbeckt. Enfin, la peinture de la voûte, réalisée par François Lemoyne, représente l'Apothéose d'Hercule, composition allégorique comptant 142 personnages. Cette fresque exceptionnelle, rivalisant avec les œuvres italiennes de cette époque, valu à son auteur le titre de premier peintre du roi. Il se suicida 6 mois après avoir fini de son chef d’œuvre qui avait nécessité 3 ans de travail.


Le salon de l’Abondance

Le salon suivant, aménagé en 1680, servait de lieu de rafraîchissement lors des "soirs d'appartement". Le plafond peint est l’œuvre de René-Antoine Houasse. Ce salon est actuellement fermé pour restauration. Durée indéterminée.
Débute alors une série de salons dont les noms sont tirés d'une planète, reprenant le thème lié au mythe solaire qui ordonna tout le décor de Versailles sous le règne du Roi…Soleil.


Le salon de Vénus

Le salon de Vénus rend hommage à la déesse de l'Amour dans la mythologie romaine. Elle est représentée au plafond. Les autres décorations de la salle représentent des héros antiques en action, faisant parfois allusion au roi lui-même. Par exemple, la voussure (retombée de voute) montrant Alexandre épousant Roxanne évoquerait  le mariage de Louis XIV. Les soirs d'appartement on y servait un buffet de fruits frais et rares.


Le salon de Diane

Les salons de Vénus et de Diane servaient de vestibule au Grand Appartement qui commençait alors par le salon de Mars. Les soirs d'appartement, pendant que certains dégustaient les collations et les fruits dans les salons précédents, d’autres pouvaient s'adonner ici au billard. On appelait également ce salon "la chambre des applaudissements" car les dames présentes sur les estrades de chaque côté pouvaient applaudir aux bons coups du roi (très bon paraît-il). Diane, sœur d'Apollon, était la déesse romaine de la chasse. L'allusion à Louis XIV et à sa passion pour ce loisir est ici bien évidente.


Le salon de Mars

Sous Louis XIV, les soirs d'appartement, le salon faisait office de salle de jeux (cartes, jeux de hasard) avant de devenir une salle de bal. Mais lors de sa création, ce salon fut quelques années durant la salle des gardes de Louis XIV. Ainsi, elle en conserva le nom. Dédié au dieu romain de la Guerre, il est richement orné de peintures sur le thème militaire dont celle de "la Famille de Darius aux pieds d'Alexandre". Portrait de Louis XV et Marie Leszczynska. L'iconographie du plafond est consacrée au dieu Mars et aux travaux guerriers.


Le salon de Mercure

Le salon de mercure est la chambre d'apparat du roi et non sa chambre à coucher. Le lit que l'on peut y voir aujourd'hui fut installé par Louis-Philippe lors de la création du musée. Au plafond, Mercure, dieu romain du commerce et messager des dieux, est représenté sur son char tiré par deux coqs. Il est accompagné des Arts et de la Science.


Le salon d’Apollon

Le salon d'Apollon servit de chambre au roi durant les travaux d'agrandissement du château, puis de salle du trône dès 1682. Le roi y accordait ses audiences ordinaires. Dédié à Apollon, dieu du soleil auquel s'identifiait Louis XIV, il était sans aucun doute le plus fastueux et le plus richement orné des salons de Louis XIV. La peinture du plafond représente Apollon sur son char. Les quatre continents sont représentés dans les quatre angles du plafond.


Le salon de la Guerre

La construction du salon de la guerre est l'œuvre de Mansart. Sa décoration fut réalisée par Lebrun en 1686. Le salon de la Guerre rend gloire aux victoires militaires de Louis XIV. Au dessus de la cheminée, on le voit à cheval foulant aux pieds ses ennemis, captifs, aux mains liées. Au plafond, la France, portant casque et cuirasse, protégée par son bouclier sur lequel figure le roi couronné de lauriers, lance un éclair. Portée aux cieux, elle est entourée de Victoires tandis que dans les voussures, les ennemis vaincus agonisent : l’Allemagne à genoux avec un aigle, l’Espagne menaçante et la Hollande renversée sur un lion.
Le salon de la Guerre fait communiquer les Grands Appartements avec la Galerie des Glaces.


La galerie des Glaces (1684)

Sans aucun doute le joyau artistique du château. Elle devrait avoir sur vous le même effet que celui des visiteurs au XVIIe siècle : vous éblouir. Ouverte aux courtisans et au public, la Galerie des Glaces est un lieu de rencontre et de passage quotidien long de 73 m. Son architecture, conçue par Hardouin-Mansart, et sa décoration baroque, réalisée par Le Brun, ont orchestré la mise en scène et les œuvres d'art qui la composent de façon à mettre en exergue les succès politiques, économiques et artistiques de la France.
La voûte est composée sur 1000 m2 de 30 peintures relatant sous forme d’allégories antiques les succès politiques du Roi-Soleil, qu'ils soient militaires, diplomatiques ou sociaux.
La prospérité économique est exprimée par l'intermédiaire des 357 miroirs qui ornent la pièce. Leur dimension, leur nombre et leur qualité illustrent le savoir-faire des artisans français et de la manufacture des glaces Française qui rivalise ici avec celle de Venise, fleuron en la matière. Ces miroirs ont été créés dans une fabrique de verre et de glace située au sud de Cherbourg.
Réussite artistique : Les pilastres de marbre rose sont ornés à leur sommet de chapiteaux de bronze doré. Créés par Le Brun à la demande de Colbert, ils représentent une fleur de lys surmontée du soleil royal entre deux coqs et symbolisent "l’ordre français". Les trophées en bronze doré qui ornent les trumeaux en marbre vert de Campan, ont été ciselés par l'orfèvre Pierre Ladoyreau.
Par les fenêtres de la galerie se déploie à l’extérieur la grande perspective qui conduit le regard du parterre d’Eau vers les jardins. En fin d’après-midi, lorsque le soleil couchant se reflète sur le miroir d’eau, la galerie s’illumine d’une lumière douce. Spectaculaire.

La Galerie des Glaces dans l’Histoire
La Galerie des Glaces n'était utilisée pour des cérémonies qu'à de rares occasions. C'était le cas lorsque le roi recevait des dirigeants étrangers importants comme le Doge de Gênes en 1685 ou l’ambassadeur du Siam l’année suivante, le shah de Perse en 1715 ou encore la reine d’Angleterre Victoria en 1855. La galerie fut également utilisée lors du mariage du dauphin, futur Louis XVI avec Marie-Antoinette d'Autriche en 1770. Lors de ces cérémonies, le roi était installé sur le trône, au bout de la galerie, du côté de salon de la Paix. Plus tard, la Galerie des Glaces fut également spectatrice de grands évènements de l’Histoire. L’Empire allemand y est proclamé en 1871 suite à la défaite française contre la Prusse. C’est également ici que fut signé le 28 juin 1919 le traité de Versailles qui mettait fin à la Première Guerre mondiale. Depuis, les présidents de la République continuent à y recevoir les hôtes officiels de la France. Sous la Ve République, les présidents français y ont reçu des dirigeants étrangers (John Fitzgerald Kennedy, président des Etats-Unis ou encore le shah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi en 1974).
Bifurquer sur la gauche.


Le salon de l'œil-de-bœuf (1701)

La chambre du roi est précédée par cette antichambre dans laquelle attendaient les courtisans pour le lever et le coucher du roi. Il doit son nom à la fenêtre qui se trouve dans la frise du plafond. Buste de Louis XIV et portraits de la famille royale.


La chambre du Roi

Cette pièce donnant sur la cour de marbre, face au soleil levant, était le salon du roi sous le règne de Louis XIII. Après avoir subi de maintes modifications, elle devint la chambre du roi à partir de 1701. Centre symbolique de la monarchie, son accès était strictement réglé par l'étiquette. Louis XIV y dînait au "petit couvert" et c'est ici qu’avaient lieu chaque jour les cérémonies du "lever" et du "coucher" du roi (voir "Histoire"). Louis XIV y décéda le 1er septembre 1715, à l’âge de 76 ans, après soixante-douze ans de règne ! Après lui, ses successeurs lui préférèrent une chambre plus petite. Parmi le fastueux décor d'or et d'argent, on remarquera en particulier, surplombant le lit, la sculpture allégorique en stuc "La France triomphante" veillant sur le sommeil du roi, par Nicolas Coustou.


La petite histoire de... l'étiquette sous le règne du roi Louis XIV
Les différentes étapes de la journée royale sont codifiées par l'étiquette.
Le lever du roi : on participe au lever du roi, cérémonial qui est divisé en trois parties, le "petit lever", la "première entrée" et le "grand lever".
Le repas du roi : pour le petit couvert, le roi est servi dans sa chambre. Pour le grand couvert, la famille royale est installée dans l'antichambre de la reine (salle du Grand Couvert). Quand l'ordre de mettre le couvert est donné, l'huissier de salle se rend, avec un garde du corps du roi, au service du "gobelet". Ainsi escorté, le chef du gobelet apporte la nef (pièce d'orfèvrerie renfermant des serviettes et des coussins de senteurs). Toute personne passant devant la nef doit la saluer. Puis l'huissier, toujours escorté, se rend à la "bouche". Les plats de viande sont alors transportés vers la salle du repas. L'huissier de salle marche en premier, suivi par le maître d'hôtel, puis par le gentilhomme servant pour le premier plat et d'autres officiers pour les autres plats. Chaque plat est escorté par trois gardes, carabine à l'épaule. Arrivés dans la salle les plats sont reçus par le gentilhomme dit "de prêts". Le gentilhomme porteur du premier plat, le goûte avant de le poser sur la table dite "de prêts" qui est entourée de trois gardes. Il en est de même pour les autres plats. Ensuite les gentilshommes servants les portent sur la table du roi, qui alors se sert.
Il y 14 gardes autour de la table, dont un en permanence près de la nef, un autre accompagne le gentilhomme servant lorsqu'il apporte à boire au roi. Le roi est entouré par deux officiers de la bouche en grand uniforme et en arme, le capitaine des gardes du corps se tient derrière le fauteuil du roi.
Le coucher du roi débute par "le grand coucher" : après que l'aumônier a dit la prière du soir en présence d'une assistance nombreuse, le roi est déshabillé par le maître de la garde-robe et les valets de chambre. Un des honneurs les plus recherchés de la cour est de tenir le bougeoir du roi. Ensuite vient "le petit coucher" : seuls les familiers y assistent ; le roi termine sa toilette pour la nuit et donne ses ordres pour le lendemain (heure du lever, costume à lui préparer...). Puis tous se retirent, hormis le premier valet de chambre qui va passer la nuit sur un lit de veille au pied du lit royal.
Source : Wikipédia.


Le cabinet du Conseil
Entre la chambre du roi et la Galerie des Glaces.

Sous Louis XIV à cet emplacement prenaient place deux cabinets. C'est en 1755 que Louis XV les réunit en une seule pièce pour former le cabinet du Conseil et recevoir ses ministres. Les superbes boiseries ont été dessinées par Gabriel et réalisées par Antoine Rousseau avec des motifs nouveaux pour l'époque. Le décor de la pièce est complété par de superbes vases de Mars et de Minerve en porcelaine de Sèvres et d'autres objets d'art somptueux.
On revient dans la galerie des glaces, direction le salon de la paix.


Le salon de la Paix

De l'autre côté de la Galerie des Glaces, symétrique avec le salon de la guerre, le salon de la Paix présente le même type de décors, trophées d'armes et murs lambrissés de marbre... Toutefois, les peintures du plafond réalisées par Le Brun symbolisent la paix donnée par la France à ses ennemis. Au-dessus de la cheminée en marbre, Louis XV offrant ses deux filles en témoignage de paix à l'Europe (1729). Le salon de la Paix s’ouvre sur le Grand appartement de la reine.

Appt. de la Reine

Le grand appartement de la reine est symétrique à celui du roi. Il donne sur le parterre Sud ou parterre du Midi.

La chambre de la Reine

La chambre de la reine était la pièce la plus importante de ses appartements. Son accès était régi par l'étiquette. La reine recevait dans sa chambre le matin au cours de sa toilette. Le plafond témoigne encore de l'occupation de la pièce par Marie-Thérèse d'Autriche épouse de Louis XIV, où elle mourut en 1683. Louis XV naquît ici. Mais l'essentiel du décor et du mobilier, boiseries et tentures, ont été réalisé sous Marie-Antoinette (sauf le plafond, réalisé pour Marie Leszczynska). Lors de l’invasion du château par les émeutiers le 6 octobre 1789, Marie-Antoinette, prévenue par son personnel, parvint à leur échapper par la petite porte à gauche de l’alcôve.


Le salon des Nobles

C'est dans ce salon, seconde antichambre de la reine, qu'elle accordait ses audiences. La décoration raffinée que l'on peut admirer aujourd'hui fut réalisée sous Marie-Antoinette. Seules les peintures du plafond  consacrées à Mercure datent de la reine Marie-Thérèse. Au centre on peut y voir Mercure influençant les Arts et les Sciences. A partir de 1785, Richard Mique, architecte de la reine, fit installer la belle cheminée de marbre bleu et le magnifique mobilier réalisé par Riesener.


L’antichambre du Grand Couvert

L'antichambre du Grand Couvert est la première antichambre de la reine. C'est ici qu'avait lieu les repas publics ou Grand Couvert. Seuls les membres de la famille royale pouvaient prendre place à table. Les autres se tenaient autour, debout. À l'époque de Louis XIV ces repas du soir étaient très réguliers mais Louis XV et Louis XVI préféraient les dîners plus intimes. Au mur, Marie-Antoinette et ses enfants.


La salle des Gardes

Située entre la salle du Grand couvert et l'escalier de la reine (ou escalier de marbre), 12 gardes du corps issus des unités d'élite du roi contrôlaient l'accès aux appartements. Avec le roi et le dauphin, elle était la seule à bénéficier de cette garde rapprochée. C'est par cette pièce que les émeutiers ont voulu l’atteindre le 6 octobre 1789. Avertie par une femme de chambre, elle parvint à se sauver. La salle des gardes est la seule pièce des appartements de la reine à avoir conservé sa décoration murale formée de lambris de marbre datant de Louis XIV. Au plafond, Jupiter parcourt les airs accompagné de la Justice, l'Abondance et la Piété. Les tableaux aux murs reprennent le même thème.

Le service des Gardes du corps consistait à monter la garde aux portes des appartements, à prendre les armes quand les princes passaient, à garnir la chapelle pendant la messe et à escorter les dîners de la famille royale. Ils devaient connaître les ducs et pairs, car, à leur passage, la sentinelle devait porter les armes et frapper deux coups du talon droit avant d’ouvrir la porte.


On traverse ensuite la salle du Sacre composée de monumentales peintures. A gauche en entrant, magnifique peinture de David.

Puis la visite se poursuit par la salle de 1792 qui ouvre sur la Galerie des Batailles. Ces pièces ne sont pas toujours ouvertes au public.

Accès au restaurants et salon de thé Angelina (Voir " se restaurer au château").


Galerie des Batailles

La galerie des batailles fait partie intégrante du musée de l'Histoire de France. Inaugurée en 1837, elle fut créée par l'architecte Nepveu pour Louis Philippe. Elle occupe pratiquement tout le premier étage de l'aile sud (120 m) et donne sur le parterre du Midi. La trentaine de tableaux présents retrace les victoires historiques françaises : de la victoire de Clovis à Tolbiac en 496, jusqu’à celle de Napoléon 1er à Wagram en 1809.  Dans un souci d'unité nationale, ces peintures célèbrent la réconciliation nationale et sont dédiées "à toutes les gloires de France". À ce titre elle rend également hommage aux officiers morts au combat au travers des 80 bustes exposés. On remarquera enfin le riche décor de la voûte.
On redescend ensuite par l'escalier de la reine pour revenir sur la cour royale.

Autres Appt.

Appartement du dauphin, prince héritier et de la Dauphine
Ces appartements situés au rez-de-chaussée hébergeaient les membres de la famille royale : dauphin, frère, fils ou neveu du roi. La décoration actuelle date du milieu du XVIIIe siècle.

La première antichambre de la Dauphine (1747)
On traverse tout d'abord la première antichambre de la Dauphine. Elle est ornée de tableaux représentant Louis XV.

La seconde antichambre de la Dauphine (1747)
Dans la seconde antichambre de la Dauphine on peut voir des portraits de Marie Leszczinska ainsi qu'un portrait équestre de Louis XV.

Le Grand Cabinet de la Dauphine
Après avoir traversé les deux antichambres de la Dauphine, on accède à son grand cabinet. La décoration est notamment composée d'une peinture de Louis XV en costume de sacre. On remarquera également la belle console.

La chambre de la Dauphine (1747)
La décoration actuelle de la pièce est postérieure à sa réalisation. Le lit  à la polonaise fut ajouté plus tard. La décoration est composée de peintures représentant des membres de la famille royale ainsi que des scènes religieuses comme la nativité ou Saint-Joseph portant l'enfant Jésus sur ses genoux. D'un point de vue historique, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X sont nés ici.

Le cabinet intérieur de la Dauphine
Le cabinet intérieur de la Dauphine jouxte la pièce suivante (la bibliothèque du dauphin ou cabinet de retraite). Les peintures au-dessus des portes évoquent les quatre saisons, elles sont l'œuvre de Jean-Baptiste Audry en 1749. Au niveau du mobilier, remarquez la commode et le secrétaire à pente de très belle facture réalisés en 1745. Dans le fond une porte permet de communiquer avec les appartements du dauphin.

La bibliothèque du Dauphin (ou cabinet de retraite) (1755)
Il s'agissait d'un cabinet de travail. La pièce est décorée de boiseries représentant des anges musiciens. Le bureau plat (1756), la commode et la pendule en bronze la meublent admirablement.

Le grand cabinet du Dauphin (1693)
La décoration actuelle fut réalisée en 1747 pour le fils de Louis XV. Vous ne pourrez manquer le magnifique globe céleste et terrestre réalisé en 1786 pour Louis XVI ainsi que la console datant de 1787 et classée Trésor National.

La chambre du Dauphin
Réalisée par Gabriel en 1747, elle se situe en dessous de la chambre de la reine. Le lit exposé n'est pas celui utilisé par le dauphin, bien qu’il date de 1740, ce lit "à la duchesse" fut ajouté plus tard. Belle cheminée.

La seconde antichambre du Dauphin (1747)
Le circuit des appartements du dauphin se termine par la seconde antichambre du dauphin. Les peintures représentent Mesdames, les filles de Louis XV.

On traverse ensuite la salle des gardes du dauphin. Sortie par la cour de marbre.


Les appartements de Mesdames

Appartements de Mesdames, filles de Louis XV
Situés au rez-de-chaussée, sous les grands appartements du roi, les appartements de Mesdames (du nom donné aux filles de Louis XV), datent de 1752. Ils sont symétriques des appartements du dauphin.

La première antichambre de Madame Victoire
Vous traversez tout d'abord les appartements de Madame Victoire qui vécut ici jusqu'à la révolution. Au-dessus des portes les portraits sont ceux de deux ministres de Louis XV. La commode en vernis Martin a été livrée en 1756 pour Madame Adélaïde.

La seconde antichambre de Madame Victoire (1767)
Les peintures au-dessus des portes sont l’œuvre d’Oudry, elles représentent des fables de La Fontaine. On remarquera également le bel ameublement composé d'une commode de Riesner et d'un paravent.

Le grand cabinet de Madame Victoire
Belle cheminée datant de Louis XIV. Un clavecin.

La chambre de Madame Victoire
Les belles boiseries sont l’œuvre d’Antoine Rousseau et la tenture reproduit le "meuble d’été" de Madame Victoire.

Le cabinet intérieur de Madame Victoire (1767)
Elégante pièce dont Antoine Rousseau réalisa les admirables boiseries ainsi que la cheminée. La commode a été livrée l’année suivante.

La bibliothèque de Madame Victoire
Beau service à café en porcelaine de Sèvres à décor chinois. Joli petit bureau à pente.

La chambre de Madame Adélaïde
Après le cabinet intérieur de Madame Adélaïde, la chambre de Madame Adélaïde est ornée de quatre peintures représentant des allégories de la Peinture, de la Sculpture, de l’Architecture et de la Musique, la décoration est complétée de portraits de Louis XV et de deux de ses filles : Sophie et Louise. Sur la cheminée, un beau buste du Dauphin, frère de Madame Adélaïde.

Le grand cabinet de Madame Adélaïde
Douée pour la musique, Adélaïde a sûrement joué sur l’orgue et le violon présentés dans cette pièce. Les portraits représentent ses sœurs. Le buste sur la cheminée est celui d’Élisabeth, sœur de Louis XVI et nièce d’Adélaïde.

La salle des Hoquetons
Il s’agit de la salle dans laquelle se tenaient les gardes chargés de la police intérieure du château qui étaient aussi appelés "hoquetons" à cause de leur tunique. Dans le décor en trompe-l’œil, de 1672, deux statues attirent l’attention : un More en marbres polychromes et une admirable femme drapée dans un style antique. Beau pendule de la Création du monde (1754).


Les appartements de Marie-Antoinette
Derrière son Grand Appartement, la reine disposait de petites pièces réservées à son usage privé et au service de ses femmes de chambre. C’est par là qu’elle prit la fuite ce 6 octobre 1789.

Le cabinet doré
Ce cabinet était un véritable lieu de vie dans lequel Marie-Antoinette recevait ses proches ou jouait de la musique. La décoration actuelle date de 1783 d'après les dessins de son architecte, Richard Mique. On remarquera la très belle commode de Riesener ainsi que les boiseries réalisées par les frères Rousseau.

Le cabinet de la Méridienne
Le cabinet de la Méridienne servait de boudoir à la reine. Elle s’y retirait pour lire ou recevoir quelques intimes. Décor raffiné.

Le cabinet du Billard
Les soieries viennent d’être restaurées.

L'appartement de la marquise de Pompadour
Louis XV le donna à Madame de Pompadour, favorite du roi, qui l’occupa de 1745 à 1750.
 Les deux pièces suivantes n’en formaient qu’une à l’origine : c’était le salon de compagnie. Il fut divisé en 1748 pour former une antichambre et la nouvelle chambre de Madame de Pompadour, dont les boiseries sont l’œuvre de Verberckt.


L'Appartement intérieur du Roi (visite commentée)
La visite de l'appartement intérieur du roi se fait lors de visites-conférences. Disposés au premier étage, ses salles donnent sur la cour de marbre et longent les grands appartements du roi.

La chambre de Louis XV
Le souverain s'y installa à partir de 1738. Il y mourut le 10 mai 1774.

Le cabinet de Garde-robe de Louis XVI
D'un raffinement exceptionnel, il s'agit d'une des rares réalisations de Louis XVI. Malgré son nom, ses décors sculptés qui illustrent les grands domaines du gouvernement, rappellent qu'il s'agit bien d'un lieu de travail.

Le cabinet de la Pendule
Louis XV, amateur de science et en particulier d'astronomie, fit aménager la pièce par un extraordinaire pendule en 1754. Elle servit à fixer pour la première fois une heure officielle dans tout le royaume. Remarquez sur le sol le méridien de Paris matérialisé par une baguette de cuivre.

La salle à manger des Retours de chasse
Une à deux fois par semaine, Louis XV y prenait le souper avec les seigneurs et les dames qui l’avaient accompagné à la chasse.

Le cabinet intérieur du Roi
Sculptés en 1753, les boiseries demeurent l’une des plus belles réalisations de Jacques Verberckt. Exceptionnel et novateur secrétaire à cylindre réalisé par Riesener (1769).

La bibliothèque de Louis XVI
Cette bibliothèque, que l’on doit à l’architecte Gabriel (1774), était l’une des pièces préférées de Louis XVI. Le globe terrestre porté par un Atlante lui permettait de suivre les grandes explorations maritimes, en particulier celle de La Pérouse qu’il avait soutenue. La grande table en acajou est l’œuvre de Riesener. Elle permettait au roi d’y disposer ses cartes de géographie.

Le salon des Jeux de Louis XVI
Cette pièce servait de salon des Jeux. On y jouait au trictrac, au billard ou au whist.

Fin de la visite

Le musée de l'Histoire de France
"Voir "Musées".


Opéra Royal (visite guidée)

La réalisation de l'opéra fut une entreprise épique. Louis XIV avait déjà cette intention mais il fallut plus d'un siècle avant que ce projet puisse voir le jour. Et c'est en grande hâte qu'il fut achevé en 1770 pour le mariage du dauphin, futur Louis XVI avec Marie-Antoinette, archiduchesse d'Autriche. Jusqu'à la construction de l'opéra par Gabriel, les spectacles étaient donnés dans des lieux provisoires.
Sa décoration est des plus raffinée. Il est orné de dieux et de déesses de la mythologie grecque. On remarquera en particulier, au plafond central, Apollon distribuant des couronnes aux Muses. Outre sa superbe décoration, l’acoustique est aussi un de ses points forts.


La salle du Congrès

Situé dans l’aile du Midi. Jusqu'en 1879 les députés y tiennent séance avant de revenir à Paris, au Palais-Bourbon. C'est ici que se tenaient les élections présidentielles jusqu'en 1953. De nos jours le parlement y tient toujours séance pour les modifications constitutionnelles.
Les peintures allégoriques qui ornent la salle évoquent les différents ministères. Au-dessus du pupitre central, la peinture représentant les États généraux de 1789 symbolise le progrès.

< Accueil Versailles - Palais et Parc

Actualité de Versailles