Places du Vieux Bordeaux

 

Place de la Bourse
(arrêt Tram C, parking souterrain)

Initialement appelée place Royale, elle représente le symbole de la prospérité de la ville. La place de la bourse fait face aux quais donnant sur la Garonne. Modèle de l’art architectural  classique du XVIIIe siècle, on la doit à l'Intendant Boucher et à l'architecte du roi Jacques Ange Gabriel qui firent tomber la muraille médiévale entre 1730 et 1775 pour ouvrir la ville sur le fleuve.
Au nord se tenait le Palais de la Bourse (actuelle Chambre de Commerce et de l'Industrie) et au sud l'Hôtel des Fermes (actuelle Direction des Douanes) qui abrite le Musée National des Douanes. Ouvert en 1984, ce musée présente l’histoire de l’administration des Douanes (Voir "Musées").  L’architecture de la Place Royale détermina celle des maisons de la façade des quais. Les façades de pierre rénovées laissent apparaître de somptueux décors. Frontons et mascarons se succèdent représentant, bien évidemment, Bacchus (Dieu du vin) mais aussi des visages féminins, des masques de carnaval, des anges, des animaux fantastiques.

Jusqu’à la Révolution (où elle fut détruite), une statue équestre de Louis XV trônait sur la place. Aujourd’hui vous apercevrez la fontaine des 3 Grâces dessinée par Luis Visconti, elle date de 1869 et représente les filles de Zeus (Aglaé, Euphrosyne et Thalie).

Récemment les quais ont été transformés en lieu de promenade. Sur plus d’un kilomètre on peut profiter de l’alignement homogène et de la beauté des façades qui se reflètent dans le miroir d’eau, une animation permanente incontournable. Jeux de lumières splendides en soirée.


L’esplanade et la place des Quinconces

C’est la plus grande place d’Europe (12 hectares). L’esplanade a été réalisée sur les ruines du château Trompette en lente pente vers la Garonne. Cette vaste forteresse, construite au XVe siècle, faisait partie d’un ensemble architectural militaire et défensif érigé par Charles VII lors de la reprise de Bordeaux par la France afin d’affirmer la suprématie du Royaume sur ses sujets.

Les travaux de l’esplanade durèrent 10 ans, ils furent achevés en 1828. Des arbres plantés en quinconces constituent des promenades et relient ainsi les quais de la Garonne au Monument aux Girondins, à l’ouest par une vaste allée. A l’entrée de l’esplanade depuis les quais s’élèvent à 21 m ces deux colonnes rostrales de style néoclassique, orientées face au fleuve en hommage aux campagnes maritimes victorieuses. Les décors à leur base rappellent la suprématie de la Rome Antique sur les mers. On remarquera sur la place les statues en marbre blanc de Montaigne (maire de Bordeaux) et Montesquieu (membre du Parlement) de 1858. Une fête foraine s’y tient en mars et octobre.


Le Monument aux Girondins (esplanade des Quinconces)

Ce n’est qu’un siècle après la disparition de ce mouvement politique que fut érigé un monument à la mémoire de ses militants victimes de la Terreur et célébrant la République. En 1902, après 15 ans de travaux, la colonne, coiffée d’une statue de la Liberté brisant ses fers, s’élève à 54 m dans le ciel de Bordeaux. Elle est l’œuvre de Dumilâtre et Rich. A sa base les statues représentent la ville de Bordeaux, la Garonne et la Dordogne. Les fontaines en bronze symbolisent le Triomphe de la Concorde et de la République dont les chars sont tirés par des chevaux marins. Côté Grand Théâtre, les personnages représentent le Vice, l’Ignorance et le Mensonge. Derrière le monument vous remarquerez l’unité architecturale des bâtiments organisés en demi-cercle ainsi que, de part et d'autre de cet hémicycle, les bâtiments de style classique construits dans un souci de cohérence artistique.


Qui étaient les Girondins ?
Le mouvement politique "la Gironde" est le nom donné à un groupe politique de la Révolution française favorable à l’instauration d’une République en France. Ce mouvement prit ce nom parce qu’il était composé de plusieurs députés issus de la région de Bordeaux. Le parti des Girondins fut majoritaire à l’Assemblée législative et à la Convention nationale, l’opposition étant composée des Montagnards. Ces deux partis s’affrontèrent alors violemment et le mouvement pris fin dans le sang, nombre de ses militants furent exécutés en 1793.


Place Pey Berland
(Tramway lignes A et B, station Hôtel de Ville)
C’est d’ici que se fait l’accès à la cathédrale Saint André et son clocher (la tour Pey Berland) et au Palais Rohan.


Place du Parlement
(ligne C du tramway, station place de la Bourse)

Lors de sa création en 1760 la place s’appelait place du Marché Royal, dans l’intention de relier le port à la ville. Le nom actuel de la place rend hommage au puissant parlement de Bordeaux institué de 1462 à 1790. Elle représente un chef d’œuvre d’harmonie architecturale. Les immeubles qui la bordent datent du début du XVIIe siècle. Comme dans bien d’endroits les façades des immeubles Louis XV sont richement décorées (mascarons, balcons en fer forgé, voûtes). La fontaine de la place date de 1865.



Place Saint Pierre
(Tramway ligne C, station Place de la Bourse)
Voir également "quartier Saint Pierre".

Cette charmante place était l’entrée du port durant l’Antiquité. D’ailleurs on retrouva en 1832 sous la place une statue d’Hercule du IIIe siècle qui devait certainement en orner l’entrée. Cette pièce archéologique est  l’une des plus belles du Musée d’Aquitaine. La place est organisée autour de son église du XIVe siècle. Restaurée et modifiée au XIXe siècle, elle conserve néanmoins les portes sud et ouest ainsi que le chœur de style gothique datant du XVe siècle.


Place de la Victoire
(tramway ligne B, station Victoire)

Lieu animé pour prendre un verre ou pour assister à un spectacle, un concert ou chiner à l’un des marchés thématiques qui s’y tiennent.

 

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