Pont Saint Bénézet

Le pont d'Avignon ou pont Saint Bénezet, témoin majeur de l’histoire d’Avignon, est connu dans le monde entier grâce à la célèbre chanson qui y fait référence.

Le Pont

Pont Saint Bénezet
Accès depuis l'intérieur de la cité par la porte du Rhône, au bout de la rue Ferruce.
Site internet - Tél : 04 90 27 51 16.
Tarif plein/ réduit : 5 €/ 4 €. Gratuit - 8 ans.
 Billet combiné Palais des Papes et pont Saint Bénezet : 13,50 €/ 10,50 €. Gratuit - 8 ans.
Ouvert tous les jours. Mars : 9h-18h30. Avril à juin : 9h-19h. Juillet : 9h- 20h. Août : 9h - 20h30.  Septembre et octobre : 9h-19h. Novembre à février : 9h30-17h45. Accessible aux personnes handicapées.

Visite guidée thématique en français :
"Balade du Pont au Palais". Tarif plein/ réduit : 19,50 €/ 15,50 €. Gratuit - 8 ans.

Histoire
Construit à partir du XIIe siècle, il est plusieurs fois emporté par les crues du Rhône et définitivement abandonné au XVIe siècle.
 A l'origine, il existait un pont antique en bois reliant Villeneuve à Avignon. C'est sur ces bases que fut bâti un premier pont dont les piliers étaient probablement reliés par des passerelles de bois. Il a été ouvert à la circulation dès 1184. Mais ce premier pont de l'époque romane est détruit jusqu'à la quatrième arche pendant le siège des Français lors de la croisade contre les Albigeois de 1226.

A cette époque existait la confrérie de "l'œuvre du pont", née de l'influence de Bénezet, regroupant 24 frères. Grâce à leurs quêtes incessantes et à l'habile utilisation des péages, ils entreprirent la construction d'un pont gothique en pierre sur les restes de l'ouvrage datant du XIIe siècle. Jeter un pont sur le Rhône était une entreprise extraordinaire. Il devait assurer le passage des marchands et des pèlerins qui se rendaient en Italie ou en revenaient. Il fit d’Avignon une ville cosmopolite de commerce et de passage. Le pont faisait 915 m de long et avait 22 arches.

Techniques de construction
Les quatre arches qui demeurent sont construites selon une technique très spectaculaire. Elles sont très ouvertes et surbaissées, ce qui permet d’espacer les piles de 42 mètres pour laisser passer le courant, sans trop accroître la hauteur de la construction. Ainsi, la silhouette du pont a beaucoup de légèreté et d’élégance.


Le Châtelet

La première pierre de la tour actuelle fut posée le 15 juin 1414. Lorsqu’on franchit le pont-levis, on aperçoit sur la façade qui donne sur le fleuve les armes de la ville, celles d’Innocent VIII et du légat d’Avignon Julien de la Rovère.


La chapelle Saint Nicolas

Elle subsiste sur la deuxième pile du pont, elle comprend deux sanctuaires, sur deux niveaux, l'un dédié à Saint Nicolas (patron des bateliers), l'autre à Saint Bénezet. La première se trouve au dessus de la seconde. A chaque passage sur le pont, les Papes avaient pour habitude de s'arrêter devant la chapelle de Bénezet pour prier un instant.


La tour Philippe Le Bel
De l'autre côté du fleuve, côté Villeneuve-Lès-Avignon se dresse, sur trois niveaux, la tour Philippe Le Bel. Bien que haute de 27 m, elle n’est pas visible depuis le pont, cachée par les arbres de l’autre rive. Élevée en 1303, elle fut équipée en 1307 d’une porte fortifiée assurant la jonction avec le pont. Une tour de guet est accolée au nord et la dépasse de 7 m. La tourelle circulaire qui la surplombe fut rajoutée au XVe siècle.

La Légende

La légende de Saint Bénezet


Un jeune berger, du nom de Bénezet, descendit en 1177 des montagnes de l'Ardèche. Il se disait envoyé par Dieu pour construire un pont à Avignon. Au début on le prit pour un fou mais il avait entendu une voix venue du ciel lui dictant : "Bénezet, prend ta houlette et descends jusqu'en Avignon, la capitale du bord de l'eau : tu parleras aux habitants et tu leur diras qu'il faut construire un pont". Raillé par les Avignonnais, le berger est mis au défi par le prélat de charger une pierre énorme sur ses épaules et de la jeter dans le Rhône. Bénezet n'hésite pas un instant et, sous le regard de la foule ébahie, soulève le bloc de pierre avant de le jeter dans l'eau, aidé dit-on par une intervention divine et même par des anges baignés d'une lumière dorée.

Cette belle légende de Saint Bénezet est passée dans la ferveur populaire, car la construction du pont a représenté un défi aux éléments.

La Chanson

Au XVIe siècle, Pierre Certon, compositeur de musique de Paris, très connu à l'époque, compose une messe, "Sur le Pont d'Avignon", dont la mélodie est relativement éloignée de la chanson que nous connaissons aujourd'hui. L'air de la comptine, sous sa forme actuelle, apparaît en 1853 dans l'opérette d'Adolphe Adam intitulée "l'Auberge Pleine". Le succès international vient quelques années plus tard avec une autre opérette, lancée en 1876, qui s'appellera finalement "Sur le Pont d'Avignon".

Les Avignonnais, en fait, ne dansaient pas sur le pont, son étroitesse ne permettant ni farandole ni sarabande. Par contre la formation des îles, et notamment celle de la Barthelasse, a développé une intense activité de pique-nique et de guinguettes qui a permis de transformer les berges du Rhône en un lieu de détente et de loisirs dès le XIXe siècle. C'est donc à cette époque que l'on dansait, non pas sur, mais.... sous le pont.

Paroles de la chanson

"Sur le pont d'Avignon
L'on y danse, l'on y danse.
Sur le pont d'Avignon
L'on y danse tous en rond.
Les beaux messieurs font comm' ça
Et puis encore comm' ça

Sur le pont d'Avignon
L'on y danse, l'on y danse.
Sur le pont d'Avignon
L'on y danse tous en rond.
Les bell' dames font comm' ça
Et puis encore comm' ça"

En famille

Exposition permanente sur l’histoire du pont au rez-de-chaussée du Châtelet.
Espace muséographique "le pont retrouvé": films, exposition 3D et tablettes tactiles (français et anglais) pour découvrir le pont comme vous ne l’avez jamais vu !
Pour les enfants un audioguide offre un parcours interactif spécialement créé pour les jeunes publics de 8 à 16 ans. Sur le pont, tenez bien la main de vos enfants.

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