Village de Saint Emilion

Comment ne pas être envoûté par la beauté de ce village à l’allure médiévale ? Saint-Émilion regorge de petites ruelles tortueuses et escarpées (les tertres), de placettes ombragées qui sont autant d’invitations à battre le pavé (irrégulier). Saint-Emilion est riche de nombreux édifices religieux aussi spectaculaires que variés, de demeures cossues et d’un héritage d’architecture militaire qui sont autant de témoins de son histoire spirituelle, commerçante et viticole. La pierre calcaire ocre et les toits de tuiles rouges donnent à la ville une harmonie délicieuse, sublimée au soleil couchant.

Le village

Si le site est classé en tant que paysage culturel, il le doit en premier lieu à la roche calcaire. Outre son importance dans la qualité du vin, elle a permis l’édification de la ville et de l’ensemble de la Juridiction au fil des siècles : maisons, remparts, églises, monastères et châteaux. L’exploitation et le commerce de ce minerai ont couru sur dix siècles, du Xe au XIXe siècle. L’architecte Victor Louis l’aurait utilisé pour construire le célèbre Grand Théâtre de Bordeaux.
 Mais chose encore plus surprenante, la carrière est elle-même située dans les entrailles du promontoire rocheux sur lequel est construit la ville. 200 kms de galeries souterraines serpentent (parfois sur plusieurs niveaux) sous vos pieds. Ces galeries souterraines servirent dès le Moyen-âge à la discrète circulation des habitants, notamment pendant la Guerre de Cent Ans. On y enterrait les notables de la ville. Enfin, c’est là, sous la cité, qu’a été creusée la plus grande église monolithe d’Europe.

Personnalités liées à la commune
La famille Guadet, vieille famille de Saint Émilion, dont Élie Guadet était membre du parti "La Gironde" (Voir "Bordeaux - Port de la Lune") et Joseph Guadet, historien.

Une tradition gourmande qui perdure
Les macarons ! C’est effectivement une autre spécialité gourmande de la cité qui se transmet de génération en génération. Une délicieuse recette qui remonte à l’an 1620 quand les sœurs Ursulines établirent leur couvent à Saint-Émilion.

En se promenant

Flânez dans la cité, contemplez les monuments au gré de vos envies : cloîtres, église collégiale, petit et grand lavoirs… Baladez vous dans les ruelles pavées typiques, les tertres et les escalettes. Admirez la vue panoramique depuis la place du clocher. Plan touristique à retirer à l’office de tourisme.


Les portes
Les murailles étaient ouvertes par six portes munies de pont-levis. Seule la Porte Brunet subsiste aujourd’hui.

La Porte Brunet : à l’Est de la cité, la Porte Brunet est la mieux conservée. Elle représente l’entrée la plus pittoresque de Saint-Emilion. A quelques pas de la porte, la "Tour du Guetteur".
La Tour du Guetteur : cette tour, où jadis veillait en permanence un homme en armes, faisait partie intégrante des fortifications de la Porte Brunet.
La Porte Bouqueyre et son Éperon : elle a été détruite en 1750 sur ordre de l’Intendant Tourny mais il reste l’Éperon, poste d’observation tenu par un homme en armes.
La Porte Sainte Marie : quelques rares vestiges subsistent de la Porte Sainte Marie.
La Porte Saint-Martin : quelques traces indiquent encore l’emplacement de cette porte qui a été détruite au XIXe siècle.
La Porte des Chanoines (également appelée Porte du Chapitre) : cette porte doit son nom à sa situation à proximité de la Collégiale où résidaient les chanoines. Quelques parties romanes sont encore visibles.


Les murailles

Il ne reste pas grand-chose des murailles construites sous les Anglais au XIVe siècle. Cependant quelques vestiges sont encore visibles. Les anciennes douves ont été aménagées en jardin. La promenade le long des remparts est à faire au coucher du soleil lorsque la lumière de la pierre s'enflamme dans un ocre rougeoyant.
La Grande Muraille
Ce mur est ce qu'il reste de l'ancien couvent dominicain datant du XIIIe siècle composé d'une église, de son clocher et d'un cloître détruits au cours de la guerre de Cent Ans. On imagine l'élégance que devait laisser transparaître cet imposant couvent.


L’église Collégiale
Place Pierre Meyrat, 33330 Saint Emilion
Ouverture : 10h-18h. Entée libre.

La construction de cette église débute au XIIe siècle, elle se poursuivra jusqu'au XVe siècle ce qui laisse apparaître dans son architecture un mélange des styles roman (nef et porche) et gothique, qui lui donne une caractéristique particulière. Elle est l'une des plus grandes églises de Gironde. La collégiale a hébergé les chanoines jusqu'à la Révolution. On y accède par un magnifique portail du XIVe siècle. L'intérieur est très lumineux. Le chœur de l'église date du XVe siècle et l'orgue du XIXe siècle. On peut y voir des vestiges de peintures murales représentant la Vierge et le martyre de Sainte Catherine (XIIe siècle). On remarquera par ailleurs la statue en bois polychrome du XVIe siècle de Saint Valéry, protecteur des vignerons de Saint-Émilion, d'une grande finesse artistique, ainsi que le tympan du portail Nord (XIVe siècle) représentant le Jugement Dernier.


Le Cloître de l'église collégiale

D’une grande quiétude, il présente une architecture romane conservée sur les murs est et sud. Pour le reste les ajouts au fil des siècles sont de style gothique. Il fait 30 m de côté. L'accès se fait soit par l’intérieur de l'église ou par un porche à côté de l'office de tourisme.


Logis de Malet de Roquefort
Place Pierre Meyrat, 33330 Saint Emilion

Cette belle bâtisse située en face de l’entrée de l’église doit son nom à la famille Malet de Roquefort qui y habitait au XVIIIe siècle, mais sa construction date du XVe siècle. Il s'agissait d'une demeure seigneuriale. Le logis de Malet offre un voyage dans le temps, il est le témoin des différentes influences architecturales qui ont prédominé au développement de la cité au cours des siècles : le logis s’appuie sur le rempart du XIIe siècle, la partie centrale est du XVe siècle, les créneaux du XVIe siècle et la magnifique façade en pierre du XVIIIe siècle !


Le cloître des Cordeliers
Rue de la Porte Brunet, 33330 Saint Emilion
Site internet - Tél : 05 57 24 42 13.

Ce magnifique monastère roman chargé d'histoire a été particulièrement bien conservé. Construit à partir du XIVe siècle par les moines Franciscains (les Cordeliers), l’ensemble se composait d’une chapelle, d’un cloître, d’un jardin, d’un chai, d’une cave et d’un corps de logis. La chapelle et le cloître, que l'on peut visiter aujourd'hui, représentent l'un des plus beaux héritages artistiques de la cité médiévale. Recouvert de végétation, le site est très romantique. Occupé par les cordeliers jusqu'à la Révolution française, c'est à partir de la fin du XIXe siècle que furent aménagés, à 20 m de profondeur, les sous-sols du cloître en galeries souterraines (3 km) composées de chais et caves qui permettent d'élaborer un pétillant : le crémant de Bordeaux. Dégustation possible sur place. Le jardin extérieur, ombragé et verdoyant, invite le visiteur à une pause et à la dégustation.


Le Palais Cardinal (XIIe siècle)

C’était sans doute la demeure de Gaillard de Lamothe, premier Doyen de l’église collégiale de Saint-Emilion. Il ne reste aujourd'hui que la partie intégrée dans le mur d'enceinte.


La porte et la maison de la Cadène

Cette porte devrait son nom à la chaîne qui séparait la partie basse (pauvre et laïque) et la partie haute (religieuse) de la cité. La belle maison Cadène, à pan de bois du XVIe siècle, est le seul vestige d’habitat médiéval de la cité.


Le couvent des Ursulines (1630)

Il ne reste que peu de choses de ce que devait être ce couvent. L'ordre des Ursulines avait pour but de favoriser l'enseignement pour les jeunes filles des classes pauvres. On doit également à cet ordre la création d'une recette ancestrale devenue spécialité locale : les macarons.


La halle du marché et l’ancien Hôtel de Ville

Située dans le prolongement de l’ancien marché qui se tenait devant l’église monolithe, cette magnifique halle, couverte de grandes arches et de décors gothiques, était destinée à l’entrepôt et au commerce du grain. À l'étage, le bâtiment abrita la mairie au cours du XIXe siècle. De nos jours cet étage est utilisé par un atelier d’artisanat que vous pouvez visiter.


La maison Bouquey et la Grotte des Girondins (XVIIe siècle).

Demeure de la famille Guadet, elle a abrité les derniers chefs du parti des Girondins en 1793, en fuite après la Révolution. Dans la cour, le "puits des Girondins" donne accès à une grotte souterraine où ils se cachaient en cas d’alerte. (Voir le site "Bordeaux-Port de la Lune").


Les lavoirs

Aménagés au XIXe siècle, ces lieux publics destinés au lavage du linge, représentent bien plus que cela. Les deux lavoirs de la cité étaient des lieux d'échange. L'un était réservé aux lavandières des quartiers riches : la Fontaine du Roi (au pied de la Tour du Roy, rue de la grande fontaine). L'autre, plus petit, était destiné à celles des quartiers populaires : la Fontaine de la Place (rue de la petite fontaine).

 

Les visites

L'église monolithe, les catacombes, la grotte de l'ermitage et la chapelle de la Trinité ne se visitent que par l'intermédiaire de l'Office de Tourisme, dans le cadre de visites guidées (voir "Office de Tourisme").

L’église monolithe

Place de l’église monolithe, 33330 Saint Emilion


L'une des merveilles de la cité. L’église n’est pas en accès libre, l'Office du tourisme propose des visites guidées afin de découvrir l'église et la grotte de l'ermite (circuits : "Saint-Emilion Historique" ou "Saint-Emilion Souterrain").

Construite à côté de l’ermitage d’Emilion entre le XIe et le XIIe siècle, l’église monolithe de Saint-Émilion est un monument exceptionnel. Elle est entièrement creusée dans la roche calcaire, ce qui représente pour l'époque un chantier colossal. Seul son clocher a été construit, il est d'ailleurs le point culminant du village. Par ses proportions elle représente la plus vaste église monolithe d'Europe. Sa nef s'élève à 20 m et ses deux collatéraux sont soutenus par d'imposants piliers. Le tympan du portail est orné du Jugement Dernier et de la Résurrection des morts. Au dessus du chœur, beau bas-relief composé d’un ange musicien, un homme luttant contre un monstre et au centre, le Graal.
 Un puits a été percé dans la voûte pour permettre le passage des cordes du clocher situé au-dessus, sur la place des créneaux.


Le clocher de l’église monolithe
Place des créneaux, 33330 Saint Emilion
Tarif : 2 €. Gratuit – 6 ans.

Le clocher, de style gothique, est composé de trois étages édifiés entre les XIIe et XVIe siècles, renforcés au XVIIIe siècle. Le clocher culmine à 133 m au dessus de la place du Marché. Quand vous aurez gravi les 196 marches, vous pourrez admirer le magnifique panorama sur la cité et les vignes des environs !


Les catacombes

Les catacombes se situent sur la partie gauche de l’église souterraine, elles faisaient office de chapelle funéraire et de cimetière. En levant les yeux, on peut distinguer dans la coupole un orifice par lequel étaient descendus les corps.



La grotte de l’ermitage
Place de l’église monolithe, 33330 Saint Emilion

L’ermitage se situe sous la chapelle de la Trinité. Daté du VIIIe siècle, il s'agissait du lieu de retraite du moine Emilion. L'Ermitage est le plus ancien témoignage du peuplement du site. Il s'agit d'un caveau en forme de croix creusé dans la roche à partir d’une grotte naturelle. On devine la couche et le siège du saint et au fond l’autel est surplombé d’une statue d’Emilion. La légende dit que la source, présente en cet endroit, aurait des vertus miraculeuses. Elle alimente une fontaine publique située plus bas dans la cité.


Chapelle de la Trinité

Place de l’église monolithe, 33330 Saint Emilion

Située à côté  du portail de l’église souterraine, elle fut érigée par les moines bénédictins en hommage au Saint patron de la ville (Emilion), dont elle domine la grotte. Cette chapelle est sans aucun doute l'un des plus beaux exemples d'architecture romane et gothique du XIIIe siècle dans la région. On peut aujourd'hui admirer son abside et sa nef (reconstruite au XVe siècle) qui convergent vers l’agneau mystique. On aperçoit également des peintures murales gothiques du XVe siècle. Une observation détaillée de l'ensemble vous permet d’identifier les différentes campagnes de construction dont elle a fait l'objet au fil des siècles (la charpente date du XVIIIe siècle).


La Tour du Roy (1237)
Tarif : 2 €. Gratuit – 6 ans.
Ouverte tous les jours.

De style roman, haute de 32 m, la Tour du Roy ou château du Roi, était un des éléments défensifs d’une ancienne forteresse construite semble-t-il au XIIIe siècle sur ordre du roi Henri III d’Angleterre, duc d’Aquitaine. Elle remplit cette fonction jusqu’au XVIe siècle, au cours duquel elle est transformée en hôtel de ville, jusqu’en 1720. Il s'agit du seul donjon de style roman de Gironde encore visible. Il est aujourd’hui le haut lieu de la célébration de la Jurade pour la proclamation du "Jugement du Vin Nouveau" et du "Ban des vendanges". (Voir encart "La Jurade"). Vue imprenable sur la cité.


Château Villemaurine
Lieu dit Villemaurine, 33330 Saint Emilion
Site internet - Tél : 05 57 74 47 30.
Tarif : 12 €/ -18 ans : 6 €. Gratuit – 12 ans
Ouvert tous les jours : 9h30-13h/ 14h-19h.

A quelques pas du centre-ville, le Château Villemaurine dispose d’un réseau de carrières unique. L’exploration des carrières souterraines s’effectue en compagnie d’un guide et sa lanterne. Cette visite permet de s’initier à l’œnologie et à la géologie. Dégustation sur place.

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